Dans un courrier adressé au Président de la Chambre régionale des comptes, je tiens à lui préciser, en tant que Président de la Fédération du Loiret de la Confédération Nationale du Logement, la CNL, qui est la première association de défense des locataires tant au plan national que départemental, les faits suivants. Vallogis, bailleur social dont le siège est situé 24, rue du Pot de Fer à Orléans, qui possède des logements sur l’ensemble du territoire de notre département, a adressé à ses locataires, ces mois derniers, de très forts rappels de charges, en particulier sur le prix du chauffage et de l’eau chaude, qui amputent d’une manière exorbitante le pouvoir d’achat des familles déjà pressurées  par de nombreuses augmentations. 

Nos responsables d’association, affiliées à la  CNL du Loiret, ont rencontré à plusieurs reprises la direction de Vallogis, et en particulier son directeur-général, Monsieur Vareilles, sur cette question qui suscite un mécontentement croissant parmi les locataires totalement pris à la gorge.

Ce qui nous surprend sur ce dossier, c’est que la situation au niveau des rappels de charges n’est pas identique d’un bailleur à l’autre, même si les charges ont augmenté partout à cause des hausses des coûts de l’énergie notamment. Mais à Vallogis, c’est vraiment autre chose avec des rappels qui peuvent aller jusqu’à 800 à 900 euros. Je rappelle qu’il y a quelques années, les sociétés Batir Centre et Hamoval ont fusionné pour créer Vallogis. Ces forts  rappels et les nouveaux acomptes réévalués qui en découlent maintenant, sont-ils liés à cette fusion? Nous nous posons la question.  D’où notre demande d’audit à la charge du bailleur, notre association n’ayant pas les moyens de le financer. Refus du bailleur.

En tout état de cause, dans plusieurs villes de notre département où la présence de Vallogis est forte, nous courons le risque de rencontrer des quartiers déstabilisés, voire sinistrés. 

Compte tenu de ces éléments, notre fédération CNL du Loiret tiens à alerter la Chambre régionale des comptes sur cette affaire largement reprise par les médias afin qu’elle se saisisse de ce dossier. 

Ce courrier a également été adressé à la Mission interministérielle d’inspection du logement social (MIILOS)