Les mobilisations du 9 mars ont permis de faire reculer le gouvernement sur quelques points du texte de la loi travail. Néanmoins, la logique reste la même : précariser toute une société, faciliter les licenciements, s’attaquer à la durée de travail, rendre les salariés flexibles à merci pour le patronat. Le gouvernement maintient son attaque contre les jeunes, les salariés, les privés d’emploi et il nous faut continuer à informer, mobiliser massivement jusqu’au retrait de ce projet de loi.

Demain, Myriam El Khomri présentera son texte en conseil des ministres. Rappelons lui fortement notre refus de cette attaque sans précédent contre le droit du travail, contre les salariés et toute une société. Ce gouvernement n’a aucune légitimité pour nous imposer une telle loi, qui ne répond qu’aux appétits de la droite et du Medef et ne règlera pas le problème du chômage.

Alors toutes et tous mobilisés aux côtés des organisations syndicales et de jeunesse.
RDV Jeudi 24 Mars à 10h30 Parvis de la Cathédrale à Orléans.
10h à la fédé pour prendre le matériel et assurer une bonne visibilité du Parti.

Pour faire baisser durablement le chômage, d’autres solutions existent :
1. Arrêt des cadeaux aux entreprises sans contreparties = 200 milliards économisés par an ; Et remboursement des aides publiques pour les entreprises qui licencient
2. Lutte contre la fraude fiscale des entreprises = 60 à 80 milliards de récupérés chaque année
3. Lutte contre la fraude aux cotisations sociales des entreprises = 20 à 25 milliards pour la sécurité sociale
4. Interdire les licenciements pour les entreprises qui réalisent des bénéfices et versent des dividendes
5. Appliquer des taux différenciés d’impôts en fonction de la taille de l’entreprise (aujourd’hui les entreprises du CAC sont en moyenne imposées à 8% contre 30% pour les autres). Réorienter le crédit bancaire vers les projets créateurs d’emplois de qualité.
6. Redonner du pouvoir d’achat en passant par une augmentation générale des salaires, des retraites, des minimas sociaux avec un Smic à 1700 €
7. Baisser le temps de travail à 32 heures hebdomadaires pour permettre la création de centaines de milliers d’emplois.
8. Taxer les revenus financiers au même niveau que les salaires
9. De nouveaux droits et pouvoirs d’intervention pour les salariés et leurs représentants sur les stratégies des entreprises.
10. Créer un nouveau service public : une sécurité emploi-formation garantissant à tout salarié, tout au long de sa vie, de pouvoir alterner entre périodes d’emploi et de formation en lui garantissant un revenu et des droits.