Le résultat du second tour des primaires organisées par le PS confirme, avec la lourde défaite de Manuel VALLS, le rejet du quinquennat marqué par le renoncement des engagements de François HOLLANDE, la politique d’austérité qui fait tant de mal à notre peuple, plongeant de plus en plus de familles dans la plus grande précarité, avec une hausse impressionnante de la pauvreté.

La victoire de Benoit HAMON, avec des propositions s’inscrivant dans le débat pour construire une véritable alternative de gauche, sociale et écologique, à la désastreuse politique menée durant 5 ans par F. HOLLANDE et M. VALLS, est donc une bonne chose pour la gauche dans son ensemble.

Au cours des derniers mois, le PCF et son secrétaire national, Pierre LAURENT, n’ont cessé de proposer des espaces de dialogue, d’échanges pour faire converger le plus de forces possibles vers des solutions et un rassemblement de gauche face à la droite et au FN. En soutenant Jean-Luc MELENCHON, le PCF, ses élus, ses militants se sont engagés dans la construction d’une gauche anti-austérité pour faire renaître l’espoir.

Aujourd’hui, avec la victoire de Benoit HAMON, les cartes de la campagne sont rebattues.

Nous voyons dans les médias locaux des militants et des élus PS affirmer que “le PS retrouve sa fierté”. Très bien, même si il est dommage que ceux-ci aient été absents des grandes manifestations contre la “Loi travail”. Dommage également, que ceux-ci ne prennent pas assez en considération les difficultés des familles, des citoyens ( hausses des loyers, expulsions locatives, licenciements, fermetures des bureaux de poste, etc). Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire.

L’intensification du débat à gauche pour des solutions de rupture avec la crise du capitalisme financier est plus que jamais à l’ordre du jour. Le PCF va prendre des initiatives prochainement.

De nombreux militants et dirigeants socialistes demandent à Benoit HAMON de travailler au rassemblement de tous les socialistes. C’est une question interne au PS. Néanmoins, si ce rassemblement doit passer par des concessions par rapport aux propositions portées par le vainqueur de la primaire lors des débats, cela risque de coincer. Pour moi et pour le PCF, ce sont des propositions et mesures fortes qu’il faut avancer : le SMIC brut à 1800 euros, les 32h, une loi contre les licenciements boursiers et ceux réalisés dans les entreprises qui réalisent des profits (Et dans notre agglomération, nous sommes servis : HITACHI, SEITA, GEMALTO, SCA). Une loi interdisant les expulsions locatives. Pas d’expulsions locatives sans relogement ou hébergement, des mesures fortes dans le domaine environnemental.

Dans les jours prochains, le débat va s’amplifier. Ce qui doit nous préoccuper, c’est la vie des gens, leur emploi, leur santé, leur niveau de vie. Pour nous, là est l’essentiel.