Au cœur des rumeurs depuis déjà quelques semaines, et notamment depuis l’audit de la Cour des Comptes sur les finances publiques, la baisse uniforme des APL a été annoncée par le gouvernement. C’est bien là le début d’une série de mesures anti-pauvres.

Le ministère de la Cohésion des territoires vient d’annoncer que les aides personnelles au logement (APL) baisseront de 5 euros par mois à partir du 1er octobre 2017.

Justifiée comme une nécessité pour la réalisation d’économies budgétaires, cette mesure anti-pauvres marque surtout la 1ère attaque franche du nouveau gouvernement envers les classes sociales les plus modestes. Un nouveau « coup de rabot » qui annonce des mesures à « la tronçonneuse » sur les questions du logement dans les prochains mois

Ces « économies budgétaires » ne semblaient pourtant pas être la priorité de l’Etat quand le gouvernement décidait d’accorder une remise de plus de 500 000 euros pour chacun des 3 400 plus gros contributeurs à l’ISF, diminuant ainsi les recettes de l’Etat de 1,7 milliard. De là à dire qu’il y a bien deux poids, deux mesures dans le gouvernement Macron, il n’y a qu’un pas… que la CNL n’hésite pas à franchir, mettant en garde contre le début d’une série de mesures anti-pauvres. Le gouvernement semble effectivement plus à l’aise avec l’idée de pénaliser près de 6,5 millions de ménages français en baissant l’APL qu’avec celle de froisser quelques 3 400 ultras riches en augmentant l’ISF.

Rappelons que l’APL profite aujourd’hui à 6,5 millions de foyers dont 800 000 étudiants.

A travers cette mesure, le gouvernement affiche clairement son intention de faire payer aux classes populaires ses ambitions d’économies budgétaires, poussant ces dernières encore un peu plus dans la précarité avec un énième coup de rabot sur les APL.

Macron fait les poches des pauvres pour remplir celles des plus riches.