Jean-Luc MELENCHON a raison dans son analyse des 100 jours du PS au pouvoir, en particulier sur quatre points essentiels : le pouvoir d'achat, les licenciements boursiers, le traité européen et la lutte contre la finance. Il le dit avec ses mots mais je partage son analyse.
Sur le pouvoir d'achat, quand la patronne du MEDF dit "Ouf !" au sujet de la très, très modeste hausse du SMIC, on peut dire, sans se planter, que quand les grands patrons se réjouissent, ce sont les salariés qui trinquent. Aujourd'hui, les salaires, les pensions de retraite, les minima sociaux restent à quai. Même si je me réjouis de l'augmentation de la prime de rentrée scolaire.
Sur les licenciements, alors que les plans sociaux dégringolent, il existe une majorité au Parlement et au Sénat pour voter une loi interdisant "les licenciements boursiers". Ne pas le faire très très vite, serait une faute politique et économique.
Sur le traité européen budgétaire qui représente l'austérité pour toujours, comme le dit J. L MELENCHON et toutes les composantes du Front de Gauche, il faut un référendum, c'est la démocratie car cela concerne la vie des citoyens du pays et leur avenir. D'où la mobilisation du PCF et du Front de Gauche pour qu'il en soit ainsi. Et les dizaines de signatures recueillies sur le marché de la Source cet été, prouvent que nos concitoyens sont lucides. Chers(e) amis socialistes, là aussi, attention à ne pas commettre l'irréparable en refusant ce référendum. Et c'est réconfortant de voir que des parlementaires PS et Verts soient sur la même longueur d'onde que nous. Donc, on continue à mobiliser !! J'ajoute être très choqué par les propos de François HOLLANDE quand il déclare que la Grèce doit rester dans l'Europe mais continuer à "faire des efforts". Mais le peuple grec est au bout du rouleau, il crève, les retraités font les poubelles pour manger.
Enfin, sur la finance qui était l'ennemi de François HOLLANDE durant la récente campagne des présidentielles, si l'on en croit les propos de Mr MOSCOVICI, "les marchés financiers seraient rassurés par la politique de François HOLLANDE et de son gouvernement". Alors, déjà le double langage ? Un langage avant élections et un autre langage après élections. Contre les marchés financiers, et JL MELENCHON a raison, il faut créer un rapport de force.
Certes, des bonnes mesures ont été prises, et il ne faut pas cracher dessus, loin de là: la suppression de la TVA sociale, le plafonnement, même modeste des dirigeants des entreprises publiques, sur l'ISF, etc. Mais il faut faire plus, mieux et plus vite si on veut mettre en oeuvre une véritable de gauche dans notre pays. Sinon, il y en a une, qui attend, sans rien dire pour le moment. Marine LE PEN !
Les militants du PCF, ses élus, le Front de Gauche doivent être, à la fois, critiques et propositionnels. Nous avons un projet, un programme: "L'Humain d'Abord !". Nous avons près de 4 millions de français qui ont voté pour le candidat du Front de Gauche aux présidentielles. Et sans ces 4 millions de voix, François HOLLANDE ne serait pas Président de la République. Nous devons nous faire respecter et poursuivre notre mobilisation avec notre programme, près des gens, en les soutenant, les appuyant, comme nous l'avons été ces derniers mois.
Nous voulons que la gauche réussisse. C'est vrai. Mais c'est quoi la gauche qui réussit ? Pour moi, la gauche qui réussit, c'est la gauche qui réponde aux attentes des gens dans les domaines de l'emploi, du pouvoir d'achat, du logement, de la réforme fiscale et en particulier sur les valeurs locatives) , de l'école, de la santé, de la sécurité, de l'avenir des jeunes, notamment dans les quartiers populaires.
Les militants communistes, les élus PCF, le Front de Gauche, de mon point de vue, doivent plus que jamais être attentifs et ne rien lâcher sur l'ensemble de ces questions, avec notre programme "l'Humain d'Abord". Oui, critiques et propositionnels !