Compte tenu des travaux réalisés sur la ligne A du tramway d’Orléans qui se traduit par l’absence de trams entre “Tourelles” et “Hôpital de la Source” à partir de 20h, j’ai demandé lors du conseil municipal d’Orléans du 4 juillet et lors du conseil d’Agglomération du 7 juillet, à ce que la gratuité soit décidée, ou tout du moins un baisse des tarifs qui pourraient être discutée.

Certes, des bus de substitution sont mis en place, mais il n’en reste pas moins que cela occasionne des désagréments pour les usagers. Si je comprends parfaitement la nécessité des travaux, il faut bien admettre que les usagers n’y sont pour rien. Par contre, ils subissent ces forts désagréments. Répondre favorablement à ma proposition serait un geste commercial fort qui serait apprécié par nos concitoyens. Surtout que ces travaux vont se poursuivre jusqu’en 2020. Je précise que de nombreux usagers du tram m’interrogent à ce sujet. C’est en ce sens que j’avais écrit à Charles-Eric Lemaignen, président de l’AgglO d’Orléans.

Ce dernier m’a répondu le 22 juillet, m’expliquant que face au dysfonctionnement des rails lié à des défauts de pose, l’AgglO doit investir environ 12 millions d’euros pour pouvoir retrouver la vitesse commerciale initiale du tram. L’AgglO a demandé à l’exploitant Keolis de mettre en oeuvre des dispositions pour assurer la continuité du service public, ce qui, comme on me le précise, coûte à l’AgglO.

Et le président de rajouter “Bien évidemment, ces travaux gênent les usagers. C’est d’ailleurs exactement la même chose pour tous les travaux publics ayant pour but final d’améliorer le service public. Dans le cas d’espèce, nous avons privilégié des travaux de nuit pendant les vacances d’été, ce qui permet de réduire les nuisances au prix de nouveaux surcoûts”.

Alors concernant la gratuité, M. Lemaignan répond que des mesures de gratuité ne peuvent donc intervenir que dans des cas tout à fait exceptionnels quand le service public ne peut être maintenu. Et d’ajouter que le service public du transport ne peut être payé que par le tarif ou l’impôt (Les usagers ne paye que 20% du coût du transport public). Il rajoute : “Et nous avons pris l’engagement de ne pas augmenter les impôts”.

Charles-Eric Lemaignen termine ainsi : “Dès lors, nous sommes extrêmement rigoureux dans la gestion quotidienne. Cela nous a permis de conserver (contrairement à de nombreuses autres collectivités) intégralement notre offre de transport et nous avons, je vous le rappelle, pu au 1er juillet diminuer très fortement le prix de l’abonnement pour nos étudiants”.

Et pour conclure par un : “Vous comprenez bien dans ces conditions qu’il ne m’est pas possible de donner suite à votre demande”.