Dominique TRIPET, conseillère municipale Front de Gauche à Orléans, est intervenue avec pertinence, au sujet des “délais absolument inacceptables de traitement des dossiers pour reconnaissance de handicap par la MDPH”.

Pour arriver en commission, il faut au moins un an d’attente. Et encore, si le dossier est complet. Si ce n’est pas la cas, on repart pour un an de plus. Est-il normal qu’il faille attendre un an pour, par exemple, obtenir une carte “handicapée” ? Est-il normal qu’il faille attendre un an pour obtenir une reconnaissance “travailleur handicapé” et de même pour percevoir l’allocation adulte handicapée (L’AAH) ?

En attendant, comment font pour vivre ces personnes ? Déjà touchées par la souffrance physique, elles sont lourdement pénalisées financièrement par le fait que leur dossier n’est pas traité. Oui, ces personnes sont bien victimes de la double peine. Et on ne peut pas dire, au-delà des déclarations généreuses des uns et des autres, sur le fait qu’il faut être attentif aux personnes en situation de handicap, que cette question fasse l’objet d’une attention à la hauteur de la gravité du vécu des personnes concernées.

Mme Alexandrine Leclerc, Maire-Adjointe aux affaires sociales à la Mairie d’Orléans et Conseillère départementale ayant en charge la question sociale, a reconnu qu’il y avait bien un problème, qu’un audit était demandé et qu’il manquait 3 médecins sur les 6 qui devraient exercer à la MDPH. Mais à la MDPH, il n’y a pas qu’un manque de médecins, il y a également un problème plus global de personnel.

Alors, que fait le Conseil départemental, au-delà d’un audit, pour s’attaquer à cette situation dramatique ?

Il s’agit bien là d’une question Humaine.