Délibérations n°4 et 5 : communications diverses

Michel RICOUD, au nom du groupe PCF – Front de Gauche, est, une nouvelle fois, intervenu au sujet des sans –abris de Saint Paul, suite au référé du Maire d’Orléans. Quelles solutions pour les intéressés en terme d’hébergement, quelles solutions pour trouver des réponses humaines? “ Nous travaillons avec la Préfecture du Loiret pour trouver des solutions” a répondu Mr le Maire d’Orléans. A suivre……

 

Délibérations n°6 et 7 : mise en œuvre du projet métropolitain

Michel RICOUD, au nom du groupe PCF – Front de Gauche, a réaffirmé la position de notre groupe. Les Métropoles aspirent les financements, les entreprises et de nombreux territoires sont délaissés avec l’abandon des services publics, des entreprises, des commerces, etc ….Il ne faut donc pas s’étonner de la révolte des gilets jaunes qui demandent, notamment l’égalité des territoires. Ils ont tout notre soutien. Notre position n’est pas nouvelle. Nous l’avons réaffirmée à plusieurs reprises. En effet, avec les Métropoles, nous assistons à une véritable fracture territoriale , avec des hommes et des femmes qui vivent dans des territoires délaissés. Nous sommes face, d’une part, à des Métropoles qui sont en concurrence, loin des Métropoles solidaires, mais des Métropoles qui s’adaptent aux exigences de la bataille économique que les puissances financières se livrent. Les élu.es PCF – Front de Gauche sont les seul.es à tenir ce discours.

Prenant au mot la logique de métropolisation de notre agglo, Dominique TRIPET, en a profité pour demander la création de centres de santé métropolitains, en lieu et place de maisons de santé où règne, là comme ailleurs, un manque criant de praticien.nes.

Réponse d’Olivier Carré : nous ne nous interdisons pas de revoir cela effectivement… A suivre.

 

Délibération n°8 : Examen du rapport annuel en matière d’égalité entre les femmes et les hommes

Intervention de Dominique TRIPET : Tout d’abord pour vous remercier d’avoir tenu compte des réflexions et propositions que nous avons faites chaque année, concernant ce rapport. Ainsi, il est de plus en plus étoffé et montre une image autant en interne, au sein de la Mairie d’Orléans, que dans l’espace public, qui évolue, avec des actions mises en œuvre dans notre ville. Cependant, si je prends la parole, c’est bien parce que je pense qu’il y a encore à progresser.

En effet, l’année passée, j’avais suggéré entre autres une campagne de communication dans les transports en commun contre le harcèlement qu’y subissent nombre de femmes. Et la campagne menée actuellement, intitulée « Stop aux mauvais comportements » passe à côté du thème, tant elle est terne et peu explicite.

Car que signifie de représenter les harceleurs/agresseurs en homme des cavernes par exemple, sans jamais citer les articles de loi qui pourraient leur être appliquer en vue d’une condamnation, puisque le harcèlement est un délit. Outre que ce ne soit pas un compliment pour l’homme de Néanderthal, cette campagne méritait d’être moins anonyme, plus percutante pour être efficace. La violence vécue par les femmes qui subissent cela, n’est absolument pas présente dans la campagne menée actuellement. Il ne s’agit pas de respect, de mauvais comportements comme jeter un papier au sol, mais bien de délits, qui peuvent se retrouver qualifiés d’agressions et donc de crime, dans certains cas. Nous devons en prendre la mesure, et ne pas être timoré.es sur ces thème de campagne.

Par ailleurs, La région centre Val de Loire propose une charte de l’égalité, ne serait-il pas possible que la ville d’Orléans y adhére ? Enfin, je souhaiterais vous proposer le marque page qu’a édité la ville de Paris et qui s’appelle le violentomètre. Avec des codes couleurs, vert, orange et rouge, et des exemples écrits, il y montre le niveau d’alerte ou de dangerosité de certains comportements, ceci afin de ne pas laisser s’installer des situations de violence subie au sein de certains couples. Nous pourrions le retravailler et l’adapter à la ville d’Orléans. Merci.

 

Délibération n°9 et 10 : budget 2019

En complément à ce que Michel RICOUD avait déclaré lors du conseil municipal de novembre 2018 dans le cadre du débat sur les orientations budgétaires, celui-ci a redit que notre groupe se réjouissait de voir Ville d’Orléans s’embellir, se transformer, avec des projets que nous soutenons ( CO’MET, le Centre aqualudique , le MOBE, etc…) à condition que tous les orléanais-e puissent y accéder. Nous militons pour un Orléans ouvert à tous, un Orléans qui ne laisse personne sur le bord de la route. Ce qui est loin d’être le cas avec une hausse de la pauvreté en hausse ( plus de 23000 personnes sous le seuil de pauvreté). Orléans, après saint Jean de la Ruelle est la ville de la Métropole la plus pauvre. Faire le constat, comme Olivier CARRE l’a fait, d’accord, mais prendre des mesures pour faire reculer les difficultés des familles, c’est beaucoup mieux…Même si le gouvernement MACRON – PHILIPPE est responsable.

En ce qui concerne les impôts locaux, si les taux n’augmentent pas, les bases votées au Parlement, elles, augmentent. Donc augmentation pour les citoyens.

Michel RICOUD a rappelé, une fois encore, l’injustice fiscale qui touche la Source ( +30% par rapport aux autres quartiers d’Orléans). Michel MARTIN, Maire adjoint aux finances a publiquement indiqué qu’il était d’accord pour une rencontre avec le groupe de travail qui agit pour “la justice fiscale à la Source”. Nous attendons avec impatience cette rencontre.

Michel RICOUD est également intervenu pour attirer l’attention du Conseil municipal sur les démolitions de logement actées par la Métropole ( 500 au total dont 128 sur Saint Jean de la Ruelle)…..dans un contexte marqué par plus de 10.000 demandes nos satisfaites sur la Métropole . Cherchez l’erreur..D’où la proposition de notre groupe de doubler les constructions notamment en PLAI ( les logements avec les loyers les moins chers.Enfin, la question de la désertification médicale, et notamment à la Source, a été abordée par Michel RICOUD.

Dominique TRIPET est intervenue, elle, sur le budget du CCAS. En effet, les politiques de luttes contre l’exclusion et les aides aux ménages en difficulté ou personnes précaires sont complètement morcelées, selon les situations personnelles : célibataire, en couple, seule avec un enfant, etc…. Pour le premier cas cela dépend du CCAS d’Orléans, pour le second , cela peut faire l’objet de l’intervention du CCAS ou bien des assistantes sociales du département, pour le 3ème, cela dépend uniquement de Coligny… Sans compter l’âge des enfants qui peuvent vous envoyer d’une instance à une autre. Bref, c’est un maquis inextricable, et si la communication gouvernementale va vers la chasse aux « fraudeurs », force est de constater qu’en fait nombre de personnes ne connaissent pas leurs droits et n’ont pas recours aux aides dont pourtant, elles ou ils ont grand besoin.

Elle a souligné que si le seuil de pauvreté au niveau national était de 14%, selon l’INSEE, il est de 15% pour notre département et de … 21%, rien que pour la ville d’Orléans. Nous avons donc explosé le plafond des 10 000 personnes vivant sous le seuil de pauvreté, nous en sommes à 24 500. Aussi, pour que chaque personne puisse avoir accès à ses droits, a-t-elle proposé une Maison des droits sociaux, où seraient regroupés des représentant.es de toutes les instances : CAF, Sécu, CCAS, Département, Région, CARSAT, Pôle Emploi etc…ce qui éviterait des renvois sans cesse d’une structure à une autre avec des RDV aux calendes grecques, ce qui est inacceptable face aux situations sociales urgentes que vivent nombre de nos concitoyen.nes.

 

Délibération n° 42 : ouverture des magasins le dimanche pour 2019

Comme chaque année, les élus PCF – Front de Gauche ont voté contre. Ce qui a provoqué l’ire du Maire d’Orléans.