Les élu.es Front de Gauche –PCF ont le plaisir de vous transmettre le compte-rendu de leurs intervention présentées lors de la séance du conseil municipal d’Orléans du mois. Ci-joint celui qui concerne le conseil municipal de décembre 2017. Nous continuons de penser que les élus doivent rendre des comptes. C’est ce que nous faisons, une fois encore, avec ce compte-rendu. Surtout n’hésitez pas à nous faire part de vos réactions,suggestions, critiques ou approbations.
Merci et bonnes fêtes de de fin d’année 2017.

Délibération n° 6 : Vie institutionnelle – Mise en œuvre du projet métropolitain

Intervention de Michel RICOUD, qui au nom du groupe PCF/Front de Gauche, a réaffirmé notre positions maintes fois exprimées. Le passage en Métropole accentue la fracture territoriale, fracture reconnue par de nombreuses associations d’élu.es, toutes tendances politiques confondues. En effet, la Métropole va attirer les financements, les entreprises au détriment des territoires hors Métropole qui se meurent, avec la disparition des services publics. Les élu.es PCF/Front de Gauche se battent pour l’égalité des territoires, l’égalité territoriale. Que nous habitions à Orléans ou dans une petite commune du Loiret, les habitant.es doivent avoir accès aux mêmes services. C’est très loin d’être le cas. Et la “métropolisation” de notre pays va accentuer les choses. Le passage en Métropole va éloigner les citoyens des centres de décision. Enfin, nous sommes intervenus pour défendre les personnels des communes de la Métropole qui risquent eux aussi, de “payer les pots cassés”. Les craintes sont bien là et nous recevons des témoignages inquiétants. Nous sommes donc solidaires et disposés à défendre ces salariés. Nous signalons que les élu.es PCF/Front de gauche sont les seul.es à être attentifs et vigilants sur cette question essentielle.

Intervention de Dominique TRIPET, qui a dénoncé le déficit démocratique du passage en Métropole, avec nombre de compétences qui ne sont donc désormais plus de celles de la municipalité. Elle a interpellé O.Carré sur le devenir de la Commune, mais également sur la somme de 10 millions d’€ promise par l’Etat lors du passage en métropole et qui aux dernières nouvelles ne seront pas versées, E.Macron étant revenu sur cet engagement.

*Réponse d’O.Carré : Les compétences qui resteront au niveau de la ville seront essentiellement celles de la culture et du social. Concernant la somme de 10 millions d’€, une interpellation a été faite au gouvernement. En effet, si celle-ci n’était pas versée, de fait cela avaliserait le fait qu’il y aurait deux formes de métropole. Ce qui est législativement impossible. A suivre…

 

Délibération n°7 : Examen du rapport sur la situation en matière d’égalité entre les femmes et les hommes

Intervention de Dominique TRIPET : Nous prenons donc acte de ce rapport, ainsi que des engagements de la ville en matière de recrutement, de propositions pour équilibrer vie professionnelle et vie privée.

Cependant, il nous semble que l’esprit de ce rapport, lors de sa création, et à fortiori en ce moment alors qu’un vaste mouvement de libération de la parole des femmes émerge, qu’un un tel document, n’avait pas pour unique vocation que de traiter les inégalités au sein des salarié.es de la ville, mais également de dresser un tableau au niveau de la ville et en son entier, c’est à dire en direction des administré.es, de faire un état des lieux et de proposer là-aussi et chaque année, des évolutions afin de réduire ces inégalités.

C’est ce que dit L’article L2312-1-2 de la loi du 4 août 2014. Ainsi cela permet de se pencher sur d’autres problématiques intéressant les situations inégalitaires que vivent nos administré.es et ceci pour faire évoluer celles-ci et parvenir à l’égalité F/H…

Cela va du ratio nombre de naissances et créations de place en crèches, afin de faciliter le retour à l’emploi des femmes après une naissance – pour celles qui le désirent, cela va de soi –

C’est aussi se pencher sur le nombre de dossiers RSA dans notre commune, combien de femmes, combien d’hommes, et comment faire en sorte d’un retour à l’emploi par exemple en prenant des dispositions comme des places en halte garderie ou crèche réservées pour se rendre à un rdv d’embauche, de même l’accès aux transports pour les mêmes raisons, avec des coûts moindres que ceux existants, voire la gratuité. C’est inciter également la construction de crèches, crèches d’entreprise, et même en donnant l’exemple dans nos collectivités/institutions, ce qui rendrait service autant aux élu.es ayant des enfants qu’au personnel.

C’est également se poser des questions quant à la visibilité des femmes dans notre ville et à tous niveaux. Est-il normal par exemple que sur 63 établissements scolaires, maternelle et primaire, seuls 7 d’entre eux porte un nom de femme contre 40 qui portent le nom d’une personnalité masculine. Aucune salle de spectacle avec un nom de femme Aucune station de tram sur la ligne A au nom d’une femme, sur la ligne B du tram, et là pas de surprise, elle est au nom de Jeanne d’Arc

Et comme je suis vous le savez curieuse, je me suis amusée à regarder du côté des lignes de bus. Je ne vais pas toutes vous les détailler par le menu, mais sachez que sur

la ligne 1 sur 60 stations il n’y aucun nom de femmes contre 14 portant celui de personnalités masculines

sur la ligne 2 : 43 stations, 1 nom de femme pour dix noms masculins et encore en éludant son prénom, puisqu’il s’agit de la station Laurencin, pour Marie Laurencin, située sur la commune de St Jean de Braye

Sur la ligne 3 : 49 stations, 2 noms de femmes, Anna marly à St Jean de la Ruelle, Alice Lemesle située à Orléans, 7 noms d’hommes,

Ligne 4 52 stations, 1 femme, Il s’agit ici d’Edith Piaf arrêt situé à Fleury les Aubrais, 17 hommes.

Ligne 5, 35 stations, 1 femme avec 1 point d’interrogation puisque cette station s’appelle « pucelle », je suppose qu’il s’agit de Jeanne d’Arc,station située sur la commune de St Denis en Val

Bref, lorsque j’aurais plus de temps, je vous promets de vous rendre à ce sujet une étude détaillée si vous le souhaitez.

Cela peut paraître anecdotique, cependant la réalité est autre. Invisibiliser les femmes, c’est aussi légitimer pour nombre, qu’elles n’ont pas leur place dans l’espace publique, qu’elles ne le méritent pas, qu’aucune d’entre elles ne s’est distinguée par sa culture, sa résistance, ses écrits, ses recherches, ses luttes pour l’égalité, la paix, etc…

En matière maintenant de lutte contre le harcèlement de rue, je crois qu’il y a des projets en cours, cependant quand même, quand vous prenez les transports en commun, quelle surprise de constater que dans le guide affiché du bon usager, il y ait entre autres :

  • de ne pas monter dans le bus ou le tram avec ses patins à roulettes,
  • de ne pas y manger, boire,
  • de ne pas y laisser des canettes,
  • de ne pas mettre les pieds sur les sièges,

que dans l’alinéa citoyenneté, il faut laisser sa place aux plus âgés ou ayant du mal à de déplacer, qu’il faut plier les poussettes, ne pas téléphoner, etc…

mais rien, rien sur le harcèlement. Et pourtant les témoignages sont légions sur celles qui se font harcelées, insultées, tripotées, frottées, agressées dans les bus ou tram, souvent dans le plus grand silence des autres usagers et/ou même des conducteurs, conductrices de bus ou tram. La citoyenneté, tout de même c’est bien aussi et surtout cela, nous sommes les égales de nos congénères masculins et à ce titre, ce rappel me semble être le premier qui devrait être mis en évidence dans nos transports en commun.

Sur le même sujet, vous le savez, nombre de femmes hésitent à se retrouver dans certains quartiers. Il existe sur d’autres communes des « marches exploratoires » de nuit en concertation avec des architectes urbains, les services communaux et des femmes pour repérer les endroits jugés difficiles à traverser, et les raisons pour lesquelles il y a ces difficultés, Souvent il peut s’agir de problèmes d’éclairage, de taille des trottoirs, mais pas seulement…

Il y a aussi la lutte contre les violences faites aux femmes, mais là, je crois que nous serons toutes et tous d’accord pour reconnaître que la Mairie s’y engage largement. Et encore l’accès et soutien des femmes dans le sport, et le sport de haut niveau. Faire en sorte qu’il y ait des matchs importants joués à Orléans etc…

Bref vous le voyez, ce rapport est bien plus important qu’une simple image de ce qui se passe en interne, même si bien évidemment il nous est important d’être exemplaire à ce sujet. Il mériterait ainsi d’être plus étayé et d’y recenser des propositions concrètes pour l’égalité F/H pour tous les Orléanais et Orléanaises.

*Réponse immédiate d’O.Carré : ces données seront intégrées au projet rapport sur l’égalité F/H dès 2018.

 

Délibération n°10 : Budget 2018

Intervention de Michel RICOUD, au nom des élu.es PCF/Front de Gauche a redit ce qu’il avait déclaré lors du débat de novembre sur les orientations budgétaires. La Ville est bien gérée, l’investissement est à un bon niveau donc très positif pour l’emploi et la dette est contenue. A également été rappelé la baisse des dotations (entre 2015 et 2017, 11 milliards d’euros ont été soustraits à l’ensemble des collectivités) et cette fois, une mise sous tutelle des collectivités avec la signature d’un pacte financier. Sans oublier la fin de la taxe d’habitation.

Mais il n’en reste pas moins que notre ville est marquée par un drame humain dont peu d’élu.es parlent : les 10.000 familles qui “vivent” sous le seuil de pauvreté. Nous demandons donc des actions fortes pour remédier à cette situation qui est une honte pour notre ville. “ Il est très bien qu’Orléans s’embellisse, soit agréable, mais il ne faut laisser personne sur le bord de la route”. Ce qui est le cas dans notre ville. N’oublions pas les 6000 logements vides à Orléans !!

Michel RICOUD ets également intervenu sur d’autre points;

  • la base de loisirs de l’Ile Charlemagne sera-t-elle ouverte l’été 2018 pour les familles et notamment pour celles qui ne partent pas en vacances ? Réponse vague
  • les commerces, notamment à la Source et à l’Argonne, qui ne se portent pas bien.
  • la présence de pigeons qui pourrissent la vie de nombreux habitants (sujet qui peut semble anodin, mais pourtant…)
  • l’injustice fiscale qui frappe la Source ( voir question au Maire d’Orléans posée par Michel RICOUD, en pièce jointe)

Intervention de Dominique TRIPET se félicitant d’évolutions favorables dans le budget : par exemple la création du Parlement des Ecrivaines Francophones, qui sera à n’en pas douter un bon outil de luttes contre le sexisme, et pour la représentation des femmes à leur juste valeur. Cependant, comme Michel RICOUD, elle a rappelé la situation sociale très grave et la précarité galopante à tous niveaux : Avec la situation des retraité.es qui se retrouvent de plus en plus nombreuses sous le seuil de pauvreté, celle des jeunes de 18 à 25 ans, qui se retrouvent sans aucune protection lorsqu’ils sont sans travail ou bien n’ayant pas assez cotisé pour avoir droit au chômage. Jeunes qui se retrouvent de fait sans possibilité d’accéder à un logement. Tout un pan de notre population laissé à l’abandon. Et puis toutes celles et ceux qui ne voient pas leurs revenus progresser depuis des années, mais qui subissent toutes les hausses du coût de l’énergie, loyers, transports , CSG, etc.

 

Délibération n° 11, 12 et 16 : Décision modificative et transferts de prêts à Orléans Métropole, etc.

Abstention des élu.es PCF/ front de Gauche en cohérence avec notre positionnement sur le passage en Métropole.

 

Délibération n° 26 : Education. modification des périmètres scolaires – La Source

Michel RICOUD est intervenu sur cette délibération en demandant des explications. En fait, et compte tenu de l’augmentation de la population de la Source, l’école CADOU va être agrandie en s’installant sur une partie de l’ancien collège la Bolière. L’autre partie étant destiné à ACM Formation. Une bonne nouvelle, après tant d’années de fermeture de l’ancien collège.

 

Délibération n° 36 : Conventions avec les associations ESCALE – AJLA- DEFI- JAM – ASESCO

Michel RICOUD est intervenu pour rappeler que la suppression des emplois aidés à ESCALE risque de déstabiliser l’association dont le rôle est reconnu et d’une grande importante pour notre quartier de la Source.

* Olivier CARRE a répondu que la Ville d’Orléans ne laisserait pas tomber ESCALE. Très bien, mais à suivre avec la plus grande vigilance….

 

Délibération n° 39 : Commerce – ouverture dominicale pour 2018

Les élu.es PCF/Front de Gauche ont voté contre cette délibération , comme ils le font depuis qu’ils siègent au sein du Conseil municipal d’Orléans.

 

Délibération n° 54 : Urbanisme – ravalement des façades

Comme à chaque délibération relative au ravalement des façades, nous avons redit que les propriétaires n’ont pas les mêmes situations financières. D’où notre abstention.