Les élu.es Front de Gauche –PCF ont le plaisir de vous transmettre le compte-rendu de leurs intervention présentées lors de la séance du conseil municipal d’Orléans du mois de février 2018.

 

Délibération n°6 : Communication sur la sécurité et la tranquillité publique

Intervention de Michel RICOUD, qui a indiqué toute l’importante que ceux-ci apportaient à cette question qui touche la vie quotidienne de nos concitoyens. Egalement, il est utile de rappeler que ce sont très souvent les plus modestes qui sont touchés: rodéos, trafics de drogue, etc.. Nous avons rendu hommage aux policiers municipaux qui
accomplissent leurs missions dans des conditions pas toujours faciles.
Nous nous félicitons bien évidemment de la baisse de la délinquance sur notre ville, sans oublier la montée en puissance des trafics de drogue qui pourrissent la vie des gens ( ex: le “2002” à la Source).
Néanmoins, il est aussi important de rappeler les drames de ces derniers mois: l’affaire Théo et les policiers violemment agressés.
Plus que jamais, il est urgent de renforcer les passerelles entre les citoyens et la police, pour une police toujours plus proche des citoyen.ne.s dans le respect mutuel. Concernant les trafics de drogue, réfléchissons à la donnée suivante: si le trafic augmente c’est parce que la demande, elle aussi, se développe…

Enfin, n’oublions pas les raisons économiques ( chômage de masse dans nos quartiers, notamment) et la nécessité de développer une véritable politique de prévention en direction des personnes totalement déboussolées et à la dérive.

Intervention de Dominique TRIPET qui regrette que les seules données évoquées soient celles de la Police Municipale, et qu’il n’y ait pas un compte-rendu croisé des chiffres sur les différents Items PN/PM. En effet, et sans doute parce que ce n’est pas sa mission, aucun chiffre quant aux atteintes aux personnes. Pourtant et déjà et 2016, les violences aux personnes avaient augmenté de plus de 10%, cette année, une nouvelle hausse de 7%. Tout comme pour les agressions sexuelles et viols qui avaient augmenté de près de 30% en 2016 et qui continuent leur progression de plus de 7% en 2017.

Sachant que la Police Municipale prendra sa place en accompagnement dans le dispositif d’accueil des femmes victimes de violences et de leurs enfants, ces chiffres sont tout de même importants à connaître.
En 2016, sur les 1016 cas d’atteintes aux personnes, 834 cas étaient bien des faits de violences conjugales. Aussi je regrette qu’il n’y ait aucune communication à ce sujet cette année.

Je note par ailleurs dans le compte-rendu une hausse de 14% de verbalisations dans le cadre de l’arrêté anti-bivouac. Pourtant est-ce en verbalisant les plus précaires, les SDF que l’on fait diminuer ces situations ? Même si je me félicite que l’APLEAT travaille désormais en coordination avec les services municipaux. Ne serait-il pas possible de faire de même avec les associations de lutte contre les addictions alcooliques ? En effet, j’entends par ailleurs Mr Geffroy
se féliciter du fait qu’une somme de 5520€ a été facturée dans le cadre de cette nouvelle taxe sur l’Ivresse Publique manifeste. Pour autant, cette somme a-t-elle été réellement récupérée puisque lors d’un précédent conseil, avait été indiqué que ces factures n’étaient pas envoyées aux SDF. Autre question, ne sont-ce pas les mêmes que vous verbalisez dans le cadre de l’arrêté anti-bivouac que ceux qui sont verbalisés dans le cadre des interventions pour IPM ?

Je réitère le fait qu’il faudrait des interventions, maraudes de travailleurs sociaux, d’associatifs, pour informer, notamment les lieux de socialisation en fin de semaine (rue de Bourgogne par exemple) des dangers du « binge drinking » autrement dit le « biture express » qui touche notamment les plus jeunes. L’objectif essentiel étant
d’atteindre en un temps record l’ivresse et la « défonce », parfois grâce au mélange d’alcool et de boissons énergisantes pour « monter » plus vite.

Ce mode de consommation peut avoir des conséquences importantes, à la fois à court terme (coma éthylique, accidents de la circulation, accès de violence et d’agressivité, etc.) mais également à long terme (conséquences neurologiques sur le cerveau, risques potentiels de dépendance, etc.).

Enfin, se réjouir qu’il y ait moins de trafic de drogue à La Source, même si tout n’est pas réglé, tout en notant qu’il y a progression de ces faits de délinquance à Olivet ou St Cyr en Val, n’est-ce pas reconnaître que le problème a été simplement déplacé et non pas résolu ?
Délibération n°7 : Aménagement secteur Madeleine, ancienne cité du Sanitas

Les élu.e.s PCF/FDG ont salué ce projet, tout en regrettant l’absence de logement sociaux dans le dit projet.
Délibération n°12 : Jeunesse. Convention de partenariat à passer avec les associations

Michel RICOUD est revenu sur la question de la suppression des “emplois –aidés” qui risque de pénaliser les associations, notamment ESCALE qui fait un travail énorme sur la Source. Réponse de S. SANKHON: “ La situation financière d’ESCALE est bonne”. A suivre… avec vigilance…
Présentation du Centre Nautique de La Source :

C’est un très beau projet. L’ancienne piscine dite “piscine ASPTT “ va être ré-ouverte durant la période des travaux. Pas question de poursuivre cette ouverture après l’ouverture du nouveau centre nautique.

“A moins qu’un club en prenne la gestion” a déclaré Olivier CARRE, Maire d’Orléans.

Intervention néanmoins de Dominique TRIPET, suite à celle de Mme RICARD qui s’interrogeait sur le nombre de places de parking avec notamment la proximité du stade de foot, et le risque d’embolisation les jours de matchs, pour demander à ce qu’il ait assez d’arceaux et/ou garage à vélo, pour les adeptes des déplacements doux, et également une véritable continuité de la piste cyclable qui longe l’avenue Gaston Galloux du pont Thinat jusqu’à La Source, jusqu’à la piscine avec un véritable cheminement, qui cesse actuellement en arrivant aux abords du parc floral en direction de la piscine.