Délibération n°5 : Compte-rendu décisions prises par M. le Maire

Michel RICOUD, au nom du groupe Front de Gauche est intervenu au sujet de l’introduction d’une instance. Action en référé afin d’expulser les occupants de “Saint Paul”. Il a demandé que les occupants qui dorment dehors et que la Mairie d’Orléans veut expulser soient hébergés dans des structures sur la Métropole, surtout qu’il existe des bâtiments disponibles. Réponse d’Olivier CARRE: “ Nous travaillons avec la Préfecture sur cette question.” A suivre avec vigilance car il s’agit là d’un problème humain qu’il faut prendre en considération.

 

Délibération n°6 : Soutien aux habitants du département de l’Aude

Michel RICOUD était intervenu afin que la Ville d’Orléans apport son soutien et sa solidarité aux habitants de l’Aude. Il s’est réjoui de cette décision (10.000 euros de versés).

 

Délibérations 7 et 8 : Finances et débats d’orientation budgétaire pour 2019

Michel RICOUD a rappelé quelques éléments :
du les taux n’augmentent pas au niveau des valeurs locatives, il est utile de rappeler que les bases, elles, augmentent (décision des parlementaires de LAREM).
– également, n’oublions pas que les valeurs locatives à la Source qui sont 30% plus élevés que dans les autres secteurs d’Orléans- sur la santé, pourquoi pas réfléchir à la mise en place de centres de santé avec des médecins salariés. Dans sa réponse Olivier CARRE a indiqué qu’il fallait y réfléchir.
– le fait que notre ville ne devait pas laisser sur le bord de la route les 10.000 familles et bien plus maintenant.
– les démolitions de logements prévues doit inciter Orléans à agir plus pour construire plus, avec des loyers adaptés aux revenus des familles (PLAI).
– la baisse des dotations aux collectivités.

Intervention de Dominique TRIPET :

Concernant les finances et orientations budgétaires 2019, j’ai à minima 4 points à soulever :
1) Comment va-t-on pouvoir tenir les équilibres financiers, alors que comme nous l’avions dénoncé en juin dernier, le pacte de loi de finance qui est un contrat entre l’état et la ville, nous fait donc obligation de ne pas dépasser les 1,2% d’augmentation de dépenses, tandis que d’ores et déjà nous savons que l’inflation prévue était de 1,7%, même s’il semblerait qu’elle soit ramenée à 1,4%. Tout cela est très dangereux, et à terme, nous ne pourrons remplir cet engagement, à moins de supprimer encore des emplois, des services rendus aux Orléanais.es.

2) Concernant la Métropole, l’élue que je suis, et qui a commencé à exercer son mandat en 2014, n’a plus rien à voir, en terme d’intervention avec l’élue que je suis aujourd’hui. En effet, la métropolisation est une véritable perte d’expression et d’intervention démocratique pour les élu.es non communautaires.
Il y a nombre de sujets sur lesquels je ne peux plus m’exprimer, ni porter la parole des habitant.es de notre ville. Pourtant j’ai été élue, comme vous toutes et tous ici, tout à fait démocratiquement, pour exercer un mandat qui est aujourd’hui vidé de la plupart des compétences qu’il recouvrait en 2014. C’est un véritable problème, et nous avions alerté dès que la métropolisation avait été envisagée. Nous y sommes.
3) Aujourd’hui, vous nous indiquez encore une fois que les dotations de l’Etat sont en baisse, mais quid alors de la compensation de la suppression de la taxe d’habitation ? Encore une fois, l’Etat va compenser, comme depuis des années, à minima et le compte n’y sera pas. Et ce seront encore les Orléanais et Orléanaises qui vont trinquer. Moins de dotations, c’est moins de services à tous niveaux.

4) Vous le savez, en plus d’être engagée, dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants, je le suis également pour l’accès au logement pour toutes et tous. Et j’ai une proposition à faire pour une catégorie de notre population qui se retrouve à être hors droit commun. Je veux parler ici des 18/25, qui n’ont pas droit au RSA, qui se retrouvent à être une catégorie de population très fragilisée, et en tout cas, pour celles et ceux qui sortent de l’ASE, sans avoir fini leurs études, ou n’ayant pas d’emploi, ou encore pour celles et ceux n’ayant pas de parents pouvant les épauler parce que vivant aussi dans la précarité, et que l’on retrouve souvent, trop souvent à la rue. Les exposant aux violences et agressions, encore plus lorsqu’il s’agit d’une jeune femme. En effet, nombre de bailleurs sociaux ne prennent pas le risque de leur louer un appartement puisque sans travail, ou cumulant de petits CDD qui ne permettent pas d’avoir accès au logement. Par ailleurs, comment pouvoir trouver un emploi, lorsque l’on vit à la rue ? Je souhaitais proposer que nous nous penchions sur la création d’un dispositif, que la ville pourrait garantir, peut-être des co-locations, mais pour que ce ne soit pas la rue qui attende nombre de nos jeunes au sortir de l’enfance et de l’adolescence et jusqu’à leur 25 ans. Que ce soit désormais la métropole qui gère le ful, ne nous semble pas, à cet égard être un bon signe !

 

Délibérations 15 et 16 : Maison de Santé Saint Marceau

Michel RICOUD, au nom du groupe Front de Gauche, a profité de ces délibérations portant sur la création d’une Maison de Santé Pluridisciplinaire à Saint Marceau, pour lancer un cri d’alarme au sujet de celle de la Source qui risque de fermer en fin d’année 2019 du fait du départ en retraite des deux médecins qui sont encore en place actuellement. Le collectif pluraliste qui agit pour l’arrivée de nouveaux médecins sur la Source multiplie les interventions auprès de l’ARS qui nous a reçu à deux reprises en 2018 et auprès de la coordinatrice de la MSP de la Source. Sans succès à ce jour. Notre collectif demande également le classement en ZFU de notre quartier afin d’aider l’installation de nouveaux médecins car ls charges seraient moins lourdes. Un courrier a été adressé en ce sens au Préfet du Loiret qui ne nous a pas répondu. M. NOUMI KOMGUEN s’est réjoui de l’action de notre collectif qui agit en convergence avec la Mairie d’Orléans. Michel RICOUD a reposé la question de la mise en place de Centres de Santé.

 

Délibération n°25 : Sport : Jeunesse, approbation d’une convention de partenariat

Explication de vote, car comme les autres années nous allons voter contre : Il faudra que l’on nous explique comment on peut passer des conventions de soutien aux événements sportifs et de jeunesse avec la Société McDo, qui est le symbole même de la malbouffe qui fait tant de mal à nos jeunes !

 

Délibération n° 33 : Urbanisme – Projet intra-mails

Notre groupe, comme d’habitude, s’est abstenu. En effet, tous les propriétaires n’ont pas les mêmes moyens financiers.
Délibération n°39 : Stationnement sur voirie : réduction des durées des plages horaires payantes

Intervention de Dominique TRIPET : “Après une polémique, il y a près deux ans sur l’extension des zones de stationnement payant en centre ville, nous voici donc à devoir délibérer sur une réduction des heures de stationnement payant en centre ville à partir de 18 h, et de rendre les mails gratuits le samedi après-midi. Tout cela au nom d’une attractivité à rendre au commerce de centre ville, ce que nous pouvons comprendre, mais là n’est pas le problème.
Car enfin, qu’est ce que c’est que cette espèce de discrimination faite entre consommateurs utilisant leur véhicule personnel et les autres, usagers des transports en commun ? Pour les uns, gratuité des zones de stationnement à partir de 18H, pour les autres les mêmes tarifs de bus et tram avec l’augmentation encore subie au 1er juillet dernier puisque le prix du ticket à l’unité est passé à 1,80€ dans le bus, tandis qu’il est à 1,70€ s’il est pris à une borne tram.
Est-ce que les consommateurs automobilistes auraient plus de budget à dépenser, et donc seraient à privilégier pour les commerces de centre ville, tandis que les autres, usagers des bus et trams, ne seraient pas de « bons consommateurs »? Pourtant, il me semble que les jours d’affluence, et encore plus à proximité des fêtes de fins d’année, la population d’Orléans, dans son ensemble, passe aussi par le centre ville.
Et donc, nous recommençons, nous privilégions le tout voiture, alors qu’il me semble que les taux de pollution dans notre ville, notre métropole sont trop souvent à l’orange voire au rouge, avec l’indice de qualité de l’air mauvais ou très mauvais, mais nous continuons.
Pour notre part, ce n’est pas possible. Une solution alternative et de qualité pour toutes et tous aurait été de décréter la gratuité des parcs relais et transports en commun, bus et tram aux mêmes heures par exemple, ce qui nous ferait un test grandeur nature de ce que cela coûterait en réalité, sachant que l’heure de stationnement en ville est peu ou prou à 2€.
Mais nous allons donc accorder la gratuité aux automobilistes, avec un impact direct sur le taux de pollution, tandis que les autres, qui voyagent finalement vertueusement, vont donc payer pour les premiers. Quelle drôle de solidarité… Nous marchons sur la tête, alors qu’il est bien fini le temps du centre ville dévolue aux voitures, je crois qu’il nous faut l’intégrer.
Nous aimerions donc une étude d’impact comparé entre ce que va coûter cette mesure à la collectivité, et celle de la gratuité des transports dans les mêmes conditions par exemple.
Parce que le sens de l’histoire est bien celui-là et plus le tout voiture en centre ville.”
Personnellement, cette mesure me rappelle furieusement l’année 1999/2000 et les batailles rangées autour du tram, où nombre de commercant.es criaient à l’assassinat annoncé de leur commerce, alors que c’est l’inverse qui s’est produit. Soyons enfin courageux et osons une autre politique bénéficiant à toutes et tous !

 

Délibération n°40 : Stationnement sur voirie : Tarification spéciale fêtes de fin d’année
Tous les ans nous intervenons sur cette délibération, et tous les ans, elle est reproposée par la Municipalité de même manière. A savoir gratuité pour les automobilistes tous les samedis, tandis que pour les autres, usager.es des transports en commun, ce sera le tram et le dimanche !
Nous demandons que la gratuité des transports publics, bus, trams, parcs relais soit décrétée aux mêmes jours que celle qui est offerte aux automobilistes, et même d’aller plus loin, de la décider pour la journée entière et pas que l’après-midi. C’est possible ! Ayons ce courage.