Nous avons le plaisir de vous transmettre le compte-rendu de nos interventions présentées lors du Conseil municipal d’Orléans du 9 juillet 2018. Bien évidemment, vous pouvez réagir, approuver ou désapprouver, proposer et nous faire part de vos remarques et propositions. Nous tenons à rendre compte de nos interventions, en lien avec les habitants. C’est aussi cela faire de la politique autrement.

Délibération n° 4 : Compte-rendu des décisions prises par Mr le Maire sur délégation de pouvoirs. Information sur les marchés signés dans le cadre de la délégation du Maire

Michel RICOUD, au nom des élu.e.s PCF, a souhaité obtenir des informations sur le devenir de la maison de retrait des”Ombrages” à la Source actuellement occupé provisoirement par l’Auberge de Jeunesse. Réponse d’Olivier CARRE:” Des logements seront construits. UGECAM, le propriétaire des lieux a vendu”.

 

Délibération n° 6 : Développement durable. Rapport annuel 2017

Les élu.e.s PCF sont revenu.e.s sur notre proposition de la gratuité des transports. Jamais nous ne cèderons sur cette proposition qui est de plus en plus mise en œuvre dans de nombreuses villes. On ne peut pas dire haut et fort: défendons l’environnement, non à la pollution et refuser de discuter de cette question de la gratuité des transports!*

Michel RICOUD a indiqué que défendre la qualité de la vie, notamment dans le cadre d’Orléans “Territoire solidaire” est une bonne chose. Nous y souscrivons, comme nous souscrivons à de nombreux projets relatifs au développement durable. Mais il ne faut pas oublier la question sociale et notamment le fait que de trop nombreuses personnes et familles avec des enfants couchent à la rue, faute d’hébergement ou de logement. Le développement durable soit prendre en compte cette question d’une grande importance. Pour nous élu.e.s PCF.

Intervention de Dominique TRIPET : Alors que nous est présenté un compte-rendu important concernant le développement durable, dans lequel est largement relayé le plan de circulation des transports publics, il est tout de même surprenant de constater, alors que la volonté affichée de la municipalité est que soient privilégiés les transports publics, de constater que le prix du ticket de bus est passé de 1,70 à 1,80€ dès ce 1er juillet. Ce qui va à l’encontre de l’ambition affichée.

Vous le savez, depuis de nombreuses années, et malgré les gausseries de nombre, nous défendons la gratuité des transports. Nous est souvent rétorqué que la gratuité a un coût. Pour autant est-il normal que celles et ceux qui n’ont pas les moyens de prendre un abonnement, soient éloignés de ce mode de transport, alors que via leurs impôts, ils et elles participent à hauteur de 80% du fonctionnement de ces transports publics ? Où est l’injustice en réalité, lorsque vous ne pouvez pas prendre un abonnement, de prendre le bus ou le tram sans s’acquitter d’un du prix d’un ticket ? Ou bien de participer à l’entretien et fonctionnement du réseau, tout en devant regarder passer les trams et bus ?

La réponse est dans mon questionnement même. La solidarité, la justice, la protection de l’environnement méritent cette gratuité qui permettrait à toutes et tous de voyager en toute sérénité et d’aller qui au collège, l’université, faire ses démarches, aller au travail, faire ses courses normalement, au lieu d’avoir une étiquette de fraudeurs ou fraudeuses. C’est une question de choix politique. Ayons cette audace.

Concernant les pistes cyclables. Alors que ce bilan révèle que la progression de location de vélos est en hausse de plus de 9%, que dire du nombre ridiculement bas de kilomètres de pistes de cyclables. Ce n’est un secret pour personne si je dis ici, que circuler à vélo à Orléans est dangereux. Si peu de sites propres, et des voies de circulation étroites, des doublement dangereux des bus qui en conséquence font courir des risques aux cyclistes, des chaussées non rénovées avec force trous et bosses, )plaques d’égouts se retrouvant systématiquement sur les pistes cyclables, et traçage au sol complètement ubuesques. J’en veux pour preuve le passage cycliste aménagé pour franchir le quai Barentin à hauteur des jeux installés en bords de loire, en direction de la rue des charretiers : Chaussée complètement rénovée et traçage au sol figurant ce passage atterrissant sur …un poteau ! Je rappelle tout de même que ous sommes l’une des villes traversées par le circuit « Loire à vélo ». Alors je veux bien qu’à la veille du match de foot France-Belgique, il y ait quelques blagues un tantinet chauvine, mais tout de même, je ne pense pas que les Orléanaises et Orléanais, cyclistes de leur état soient devenu.e.s des passe-murailles, ou plutôt poteau du jour au lendemain. Et que dire des immenses pots de fleurs installés sur les bords de Loire au milieu de la piste cyclable.

Concernant le nombre de kilomètres de pistes cyclables, nous aurions donc gagnés 20 km e … 12 ans, et 1,6 km en 2017, vraiment, nous pouvons vraiment faire beaucoup, notamment parce qu’il y a de plus en plus de cyclistes à Orléans et des jeunes qui vont à leurs collèges, lycées, écoles via ce mode de locomotion, à corréler avec les manque de moyens des familles pour acheter un abonnement à leurs enfants.

Enfin, il serait bien d’avoir une signalisation efficace à destination des automobilistes qui empruntent des voies à sens unique, mais où les cyclistes sont autorisés à les emprunter en sens inverse. Nombre ne les voient pas, et nombre s’ingénient à bloquer la circulation des cyclistes, leur faisant même prendre des risques. Il faut des panneaux d’entrée de rues clignotants, des marquages au sol très visibles, et des panneaux nombreux avec pictogrammes indiquant la circulation des cyclistes, tout au long des voies concernées, au risque sinon que nous ayons des accidents de circulation très graves.
Délibération n° 17 : Urbanisme. Projets intra-mails campagne de ravalement

Comme à chaque fois, les élu.e.s PCF se sont abstenu.e.s, et toujours pour la même raison: tous les propriétaires n’ont pas les mêmes moyens financiers.

 

Délibération n° 21 : subvention à l’OLB

Les élu.e.s PCF ont voté contre, comme ils le font depuis des années et des années, la subvention de 1.012.000 euros. Trop de petits clubs orléanais souffrent d’un manque de moyens.

 

Délibération n°29 : FUL, et Fonds d’aide aux Jeunes (FAJ)

Nous est présenté aujourd’hui une délibération concernant la participation de la Mairie aux FUL ( Fonds Unifié Logement) et FAJE ( Fonds d’aide aux Jeunes), pour une participation de 92 279€ pour l’année 2018, en nous précisant que ce montant est le même qu’en 2016 et 2017.

Et justement pour nous, c’est là où le bât blesse, car il n’aura échapper à personne, que si les loyers et les charges continuent à augmenter, même modérément, l’APL, sur décision unilatérale du gouvernement, baisse, tandis qu’en parallèle la TVA pour la rénovation des logements passe de 7 à 10%. Bien évidemment les premiers impactés sont les locataires. Alors, même s’il existe une réduction de loyer de solidarité que les bailleurs sociaux sont dans l’obligation d’appliquer en compensation, le compte n’y est pas.

La précarité continue d’augmenter, notamment chez les jeunes, mais pas que, jeunes qui vous le savez, lorsqu’ils ont entre 18 et 25 ans sont des sous-citoyen.ne.s en quelque sorte puisqu’ils ne dépendent pas du droit commun et ne peuvent benéficier à minima du RSA.

Par ailleurs, trop d’entreprises ont recours à des contrats à temps partiels en CDD, ce qui ne permet pas à ces jeunes de posséder pour nombre de bailleurs, les garanties d’accès à un logement.

L’autre dispositif, le LOCAPASS, attribué par Action Logement, a changé également ses modalités d’attribution, en ne l’acceptant (ou pas d’ailleurs) qu’une fois que les personnes sont entrées dans les lieux. Ce qui pose de nouveau problèmes pour l’accès au logement. Nombre de bailleurs ne souhaitant pas courir le risque d’une dette dès l’entrée en location.

Il nous paraît légitime qu’Action logement regarde comment est attribué ce LOCAPASS, mais cette façon de procéder nous semble désastreuse, car elle impacte directement les plus précaires, alors qu’il n’y a qu’une chose à faire dans cette société si nous pensons les uns les autres qu’il y a trop de dispositifs d’aides aux précaires, pour ne pas dire pauvres, c’est simplement de les payer correctement, sur des contrats en CDI et à temps pleins. Leur faire porter cette responsabilité de la précarité nous semble tout de même un peu fort de café si je puis m’exprimer ainsi. Et encore est-ce un bien mauvais café au goût très amer !

Alors, s’il est vrai que la ville d’Orléans, comme toutes les autres communes n’a pas forcément à prendre la relève d’un Etat défaillant en matière de politique sociale et d’accès au logement, il nous semble que ce montant des FUL et FAJE est bien en deçà des défis que représente la possibilité pour les jeunes de 18-25 ans d’accéder à un logement autonome.

Rappelons que FAJE et FUL servent à se porter caution pour les futurs locataires qui n’ont pas les moyens d’avancer caution justement et premier loyer, mais également à garantir d’éventuels défauts de paiement dans les premiers mois et années de location.

Par ailleurs, concernant le FUL, qui concerne les personnes au-delà de 25 ans,celui-ci a un plafond d’attribution extrêmement bas, qui correspond tout juste au seuil de pauvreté tel que définit par l’observatoire des inégalités, pour ne pas dire qu’en réalité, le niveau de vie de nombre de locataires est en deçà de ce seuil. S’en suit effectivement nombre de difficultés, qu’accroît la précarité énergétique dont souffrent nombre de nos concitoyen.ne.s.

L’année passée déjà, j’étais intervenue à ce sujet, mais également pour vous proposer, puisque ces plafonds sont très bas, qu’il puisse exister une aide, dont le montant maxima serait à fixer, pour les personnes qui se retrouvent au-dessus de ces plafonds, mais qui ne peuvent faire face, de façon tout à fait temporaire au paiement d’une facture d’énergie, ou de loyer. Aide de la mairie, qui serait remboursable avec un échéancier souple, étalé dans le temps, adapté à la situation de chacun, de façon à vraiment aider ces personnes à passer ce cap difficile, mais à ne pas rajouter de difficultés budgétaires supplémentaires par un remboursement trop serré tant en montant qu’en temps de remboursement.

Au nom du groupe communiste, je réitère cette proposition ainsi que la vigilance que je souhaite que la ville d’Orléans apporte pour aider à l’accès au logement des 18/25 ans.

————

Par ailleurs, les élu.e.s d’extrême droite, dissidents du FN, ont vivement attaqué la gestion des bailleurs sociaux et le logement social plus globalement, dans le cadre des garanties d’emprunts apportées par la Ville. Pour résumé, les bailleurs gèrent mal, ils ont des dettes importantes. Michel RICOUD a répondu que le problème de la gestion des bailleurs sociaux n’était pas qu’elle était mauvaise, mais ces difficultés étaient dus au fait que l’Etat se désengage de plus en plus. Voir les dernières décisions gouvernementales et la loi ELAN