1 – Il y a eu la baisse de l’APL de 5 euros à partir d’octobre 2017. Mais, ce que très peu de personnes savent, c’est que cette mesure va aboutir à une suppression totale de cette aide au logement pour 50.000 familles. Pourquoi ? Mais parce que, depuis 2007, les APL ne sont plus versées aux locataires si leur montant est inférieur à 15 euros par mois. C’est à dire que les familles qui touchent entre 15 et 19 euros d’APL ne percevront plus rien. Sur un an, le manque à gagner ira donc de 180 à 228 euros. Merci MACRON, merci à son équipe, merci à ses députés invisibles que nous n’arrivons pas à joindre et qui ne répondent pas aux courriers.

2-Autre sujet inquiétant, l’annonce d’un décret pris, dans la plus grande discrétion, le 20 juillet 2017 qui indique d’importantes coupes budgétaires affectant la construction de logements sociaux et le travail associatif.Le directeur de la FNARS, Florent GUEGUEN, a fort justement déclaré: “ Nous avons subi cette semaine une avalanche de mesures d’économies anti – pauvres.” Quant au Président de l’USH, Jean-Louis DUMONT, il souligne:“ Après une décision à la hussarde sur les APL, ce sont maintenant les logements très sociaux qui sont dans le viseur de Bercy.” En effet, 12.000 logements sociaux dont la construction avait été planifiée, ne pourront pas sortir de terre en raison de la décision du gouvernement MACRON – PHILIPPE d’annuler 184,9 millions d’euros en autorisation d’engagement et de 130,5 millions d’euros en crédit de paiement. La CNL espère, il faut toujours être optimiste, que les bailleurs sociaux vont monter au créneau. La CNL est disposée à agir avec eux pour que ces mesures soient annulées. N’oublions pas que sous les gouvernements SARKOZY et HOLLANDE, l’aide à la pierre avait été fortement diminué. Ces mesures risquent d’avoir des conséquences au niveau de l’emploi dans le secteur du bâtiment.

3- Enfin, dernière mesure “sociale” pris par les financiers qui nous gouvernent, l’annulation de 46,5 millions d’euros de crédits destinés à la politique de la Ville ( soit 11 % du budget total). Cette autre réduction budgétaire concerne “le volet humain” qui accompagne les politiques de rénovation urbaine: aides au devoir, médiation vers l’emploi, prévention de la délinquance.

Il est évident que ces mesures vont accentuer les inégalités et aboutir à un accroissement du taux de pauvreté.
Il est grand temps de se rassembler et d’agir.