Le premier tour des élections régionales confirme ce que je constate au quotidien, c’est-à-dire une grande souffrance sociale, une profonde angoisse par rapport à l’avenir et une réelle désespérance par rapport aux politiques avec, comme conséquence, pour dimanche prochain, le danger de voir la droite et le FN faire main-basse sur la région Centre-Val de Loire. L’urgence est donc de rassembler toutes celles et tous ceux qui ne veulent pas de cette option et en particulier en convaincant les abstentionnistes afin qu’ils fassent barrage à cette droite et cette extrême-droite arrogante et qui n’aime pas le peuple.

Ensuite, il faudra, et c’est vraiment urgent, réfléchir sur les causes de cette situation. Pourquoi et comment en est-on arrivé là ?
Il est évident que des dizaines d’années de libéralisme avec son cortège de chômeurs, de pauvres, d’expulsions locatives, ont fait un ravage explosif.
Le non-respect des engagements du PS en 2012 a eu des conséquences dramatiques dans nos quartiers populaires où l’abstention est incrustée depuis plusieurs années. D’où la nécessité de reconstruire un Front de Gauche qui est aujourd’hui mal-en-point. Il faut un Front de Gauche très ouvert aux citoyens et aux citoyennes afin de construire avec elles et avec eux, un véritable projet alternatif, un autre chemin contre l’austérité et pour la solidarité avec plus que jamais l’Humain au cœur. Un Front de Gauche qui laisse les égos des uns et des autres de côté, un Front de Gauche où chacun et chacune compte pour un et pour une.

Enfin, les élus PCF – Front de Gauche devront réapprendre à être plus disponible, plus près des gens et pas seulement au moment des élections. Laissons cette façon de faire aux autres partis politiques … ils le font si bien ! Soyons pour une politique alternative anti-austérité de réelle proximité. Nos concitoyens doivent être mieux écoutés et surtout entendus. C’est très souvent ce qu’ils me disent. Les élus PCF-Front de Gauche doivent être le plus exemplaires possible dans cette manière de faire !