Tous les acteurs du logement social, bailleurs, associations des locataires et locataires, sont conscient des effets dévastateurs de la loi ELAN, votée en novembre 2018. Cette loi est est un véritable acte de destruction du logement social, d’un modèle de logement dont notre pays a su se doter au sortir de la dernière guerre mondiale. Ensemble, pouvoirs publics, bailleurs et associations de défense des locataires, nous avons su construire une façon de vivre et de concevoir l’habitat et le bien vivre ensemble, même si nous le savons, rien n’est facile. Il est utile de rappeler que les bailleurs sociaux que nous avions sollicités afin de mener ensemble ce combat pour la défense du logement n’ont jamais donne suite. Pire, avant la fin des débats parlementaires, les bailleurs signaient une convention avec le gouvernement !

Il y a eu la mise en place du RLS, réduction du loyer de solidarité, de l’APL et la hausse de la TVA. Ce qui entraîne des baisses de moyens financiers pour les bailleurs. La loi ELAN vient donc finir ce sale boulot. Nous sommes dans la casse de logement social, comme il y a la casse des politiques de santé, des transports, des écoles,etc…

Cette casse du service public se poursuit avec l’article 81 de la loi ELAN qui oblige à la fusion des organismes HLM. Et, au niveau des “Résidences de l’Orléanais” et en accord avec la Métropole, on se dirige vers une SEM, société d’économie mixte. Ce qui signifie que le privé va entrer dans la composition de la SEM. Il y a des risques par rapport:

-au statut des personnels des “Résidences de l’Orléanais”

-le risque de déconventionnement d’une partie du parc

-une diminution de la représentation des associations des locataire déjà bien modeste( 4 élus des locataires actuellement)

– la possibilité pour la SEM…..de construire autre chose que des logements sociaux alors que la demande est forte. (10.400 demande en souffrance sur la Métropole)

Ce qui se trame est grave. La CNL demande une réelle information des locataires et une consultation de ceux-ci

la CNL ne baissera pas la garde et poursuivra son combat pour un services public du logement.