Tout pour faire battre Nicolas Sarkozy !
Par Michel Ricoud le lundi 23 avril 2007, 19:49 - Thème : Election présidentielle - Lien permanent
En battant tous les scores de participation sous la 5ème République, le peuple vient de montrer l’importance capitale qu’il donnait à ce scrutin qui a été dominé par une question centrale : pour ou contre Nicolas Sarkozy !
Exacerbé par le présidentialisme et la médiatisation, cet enjeu a dominé tous les autres. A gauche, le dramatique danger de voir la droite et l’extrême droite l’emporter a produit un véritable effet de souffle du vote dit «utile» qui a joué massivement en faveur de Ségolène Royal, et même pour une part de François Bayrou. Il a particulièrement joué sur les électrices et les électeurs les plus déterminés à faire gagner la gauche, notamment un grand nombre d’électrices et d’électeurs communistes. Ces résultats ne sauraient traduire l’audience réelle du Parti Communiste Français dans notre pays.
Nicolas Sarkozy est un homme dangereux qui a délibérément choisi de reprendre les thèses insupportables du Front National afin de devenir le candidat de la droite et de l’extrême droite. Il doit absolument être battu. Lucide sur les insuffisances et les ambiguïtés du programme de Ségolène Royal, nous appellons sans hésitation tous les hommes et toutes les femmes de gauche, toutes et tous les démocrates, à voter et à faire voter pour elle, le dimanche 6 mai prochain.
Nous lançons cet appel avec d’autant plus de force que la situation est difficile. Avec moins de 40% des suffrages exprimés, la gauche réalise un de ses plus bas scores sous la 5ème République. Jusqu’au 6 mai, les communistes et leurs amis qui, dans leurs diversités, ont mené campagne pour Marie-Georges Buffet, doivent s’engager pour battre Nicolas Sarkozy, sans relâcher leur effort. C’est vital pour notre peuple qui subirait durant 5 ans, la politique ultra-libérale d’une droite décidée à en finir, une fois pour toutes, avec notre système social.
Ce que nous voulons dire c’est que, malgré ce résultat évidemment très loin de nos espérances, les communistes et celles et ceux, non communistes engagés à nos côtés, ont mené un beau combat, avec des dizaines de rencontres, de débats, dans les quartiers et aux portes des entreprises. Jamais, nous n’avons voulu céder à ces discours selon lesquels il ne serait pas possible, en France, de changer les choses en grand. Nous avons montré dans cette campagne une grande résolution à faire gagner en France, les idées de progrès social et d’humanité. Ces idées là, quoi que l’on nous dira ces prochaines semaines, sont et resteront toujours vivaces. Et nous serons toujours présents pour les relayer, les renforcer dans les luttes, les porter aux côtés de tous les hommes et femmes de France qui rêvent d’une vie enfin meilleure.
Tout au long de cette campagne, nous avons pu mesurer combien les attentes qui se sont manifestées avec force dans les luttes contre les réformes Raffarin, dans les campagnes contre la constitution libérale de l’Europe ou pour le retrait du CPE sont toujours présentes et attendant des réponses de gauche. Il n’y a aucune fatalité au chômage, à la misère, à l’irrespect et à l’humiliation des plus modestes, à la vie telle que l’on veut nous l’imposer. Alors, continuons le combat pour battre la droite et pour imposer à l’occasion des élections législatives, dans quelques semaines, le changement dont notre pays a vraiment besoins. C’est ce à quoi nous nous engageons !
Michel Ricoud et Odile Thomas,
Candidats de la gauche populaire et antilibérale sur la 1ère circonscription du Loiret

Commentaires
La mondialisation de la connerie ...
Ceux qui, il y a quelques années, ironisaient sur le niveau intellectuel des américains lorsqu’ils ont porté Georges W. Bush au pouvoir doivent se trouver bien marris d’être français au soir du premier tour de la présidentielle. Car comment ne pas rire de voir que les citoyens des classes moyennes ou populaires ont aidé à placer en tête du scrutin un homme qui demain va leur faire perdre leurs emplois en facilitant les délocalisations, détruire leur système de protection sociale, démolir leur système de retraite, diminuer les impôts des plus riches et augmenter ceux des plus pauvres (par l’augmentation de la TVA), redistribuer leur argent (celui de l’Etat) aux entreprises qui, elles-mêmes, le redistribueront à leurs actionnaires, démantèlera les services publics pour attribuer leurs fonctions à des sociétés privées qui s’empresseront d’augmenter les prix de tous les services.
Comment ce peuple qui se prétend le plus intelligent du monde peut-il se laisser abuser par ce bonimenteur de foire qui a vendu aux électeurs moyens la corde qui va servir à les pendre ?
Il faut croire qu’après la malbouffe à MacDo, les feuilletons télévisés débilitants, le journalisme de complaisance et la dégradation morale du personnel politique, la connerie aura, elle aussi, dans le cadre d’une mondialisation qu’on prétend inévitable, fini par traverser l’Atlantique.
Car la France de Sarko sera celle des égoïstes et des mange-merde, repliés sur leur petit confort pour ne pas voir crever de faim les SDF du coin de la rue, ceux qui ont choisi l’égoïsme au lieu de la solidarité, la France de ceux qui préfèrent assurer leur vacances au ski en faisant des heures supplémentaires plutôt que de donner du travail aux autres, celle de ceux qui ferment les yeux sur les licenciements tant que leur emploi n'est pas menacé, qui refusent de se syndiquer par peur de compromettre leur carrière, celle des fayots qui n'hésiteront pas à prendre la place de leur collègue plutôt que de perdre la leur, celle des abrutis qui admirent des demeurés qui gagnent des milliards en tapant dans un ballon ou en se trémoussant sur un plateau de télévision, celle de ceux qui s’extasient devant des comédiens qui leur font croire à une réalité virtuelle à l’eau de rose dans des feuilletons stupides.
Bref, c’est la France franchouillarde des médiocres, basse et moutonnière, qui n’a même plus le courage de relever la tête devant l’affront que lui font ceux qui, sous couvert de construction européenne ou de mondialisation, lui tondent la laine sur le dos.
On peut penser que c’est ainsi que les grands peuples deviennent des peuples avilis et que des civilisations finissent par se perdre dans les marécages de l’Histoire… C’est Georges W. Bush qui doit bien rigoler ...