Je suis interpellé par un habitant de la Source qui me fait part de sa colère en ce qui concerne les conditions d’admission de son père au service des urgences de l’hôpital de la Source.

Entré le vendredi 9 septembre dernier, à 17h, il en est ressorti le lundi suivant à 15h. Donc trois jours complets et trois nuits dans des conditions qu’il juge scandaleuse. Trois jours sur un brancard, soit dans un box, soit dans un couloir, et sans lumière, donc complètement désorienté, comme il me l’écrit. Cet habitant de la Source qui allait voir son père tous les jours a pu constater que d’autres patients vivaient la même situation, souvent hagards, découverts ou à moitié dénudés.

Cet habitant de la Source rend hommage au personnel qui fait le maximum pour répondre aux attentes des malades et aux questions des familles et se dépenses sans compter. Mais le manque de moyens humains est là et bien là, avec toutes les souffrances qui en découlent pour les malades et l’inquiétude pour les familles, sans oublier les conditions de travail très éprouvantes des personnels. Voilà 10 ans, s’il y avait déjà un peu d’attente, il n’y avait pas ces situations inhumaines. C’est bien là le résultat des restrictions budgétaires en ce que concerne le budget de la santé. C’est là le résultat d’une politique qui privilégie la rentabilité au détriment de l’HUMAIN. Et dans ce domaine où c’est vraiment l’HUMAIN qui est au cœur de la problématique, c’est grave, très grave.

J'ai écrit au député-maire d'Orléans pour connaître les dispositions qu'il comptait prendre afin que cette situation soit revue et que des moyens humains soient attribués aux urgences de l’hôpital de la Source.