Dans un tract récent, distribué sur La Source, Mme Bardot accuse le PCF, le Front de Gauche et Michel RICOUD en particulier, d’être à l’origine de sa sévère défaite aux dernières départementales.

Nous pouvons comprendre sa déception mais nous n’acceptons pas le mensonge et la calomnie.
Le découpage n’était pas une obligation. C’est une loi du PS qui a modifié et le mode de scrutin et le découpage. On pouvait faire autrement: par exemple la proportionnelle que nous réclamons ou bien un mode de scrutin comme les municipales ou les régionales, ce qui aurait été cohérent avec l’ensemble des institutions actuelles.

Sur un accord, soyons sérieux ! Comment convaincre que le gouvernement de MM Hollande/Valls conduit une politique de gauche ? C’est un point de désaccord profond que seules de nouvelles constructions politiques à gauche, avec des contenus répondant aux dégâts sociaux et environnementaux engendrés par la crise du capitalisme financier et mondialisé pourront surmonter.
La déroute du Parti Socialiste dans tout le pays repose notamment sur l’abstention massive de ses électeurs. Ne pas voir cela est faire preuve d’un aveuglement dramatique. Les dirigeants du Parti Socialiste, au lieu d’alimenter des polémiques stériles, devraient s’interroger sur l’ampleur des réformes à mettre en, oeuvre pour faire reculer le chômage, la précarité, renoncer aux diktats permanents du Medef et des milieux financiers. Voilà des conditions avec lesquelles nous pourrions travailler sérieusement pour l’avenir et la réussite de la gauche et de la France. Et, puisqu’il n’y a, selon Madame Bardot, qu’une question de tactique électorale dans tout cela, regardons les faits, rien que les faits. Dans certains départements, et pour des raisons locales comme dans le département de l’Essonne, dirigé par la gauche et pour ne citer que celui-là, des accords qui auraient satisfait Madame Bardot ont été conclus. Ils n’ont pas empêché la déroute de la gauche dans ce département.

C’est d’ailleurs très simple. Puisque Madame Bardot aime la « cuisine électorale » revoyons-en les bases: où sont les réserves de voix pour le second tour quand elles sont déjà mobilisées sur la même liste au premier ? Toutes les expériences faites dans ce sens à cette élection se sont conclues par les mêmes échecs. Alors, il ne faut pas se cacher derrière sont petit doigt où, comme à l’école dénoncer le voisin : « c’est pas moi, M’sieur, c’est lui ! » La question est sérieuse: les raisons de l’échec sont graves et profondes. La déception, les amertumes, les colères vis à vis de la gauche sont extrêmement lourdes. C’est à cela qu’il faut répondre et non aux petites mesquineries partisanes dépassées qui n’ajoutent que confusion et dégoût.

Si tout continue comme maintenant et si l’on suit les propos de Madame Bardot, alors il y a d’énormes risques pour les Régionales et pour les présidentielles de 2017 qui ne se résoudront absolument pas par des combinaisons politiques que les français rejettent.

Nous voulons, nous, relever ce défi : reconstruire l’espoir, dire clairement les mesures à mettre en oeuvre pour une sortie de crise, dire clairement comment rassembler des forces politiques et des citoyens et surtout travailler. Il y a donc à Travailler encore et encore pour donner du contenu, pour construire du commun, pour sortir de la domination et du pouvoir des banques et de la finance, pour mettre l’emploi au cœur des priorités, avec la justice sociale et les services publics comme moteurs d’une nouvelle croissance écologique et sociale.

Voilà les défis qui sont devant nous. Nous allons, fort des excellents résultats sur le secteur de La Source, y consacrer toutes nos forces.