Au nom des élus PCF – Front de Gauche, je tiens à apporter tout notre soutien aux salariés dans la lutte qui touche Radio France et notamment France Bleu Orléans. Nous nous reconnaissons dans leur lettre aux élus de la République. Pierre Laurent, Sénateur de Paris et Secrétaire nationale du PCF est déjà intervenu en soutien à leur lutte, il y a quelques semaines.

Pour rappel, Pierre Laurent attire l’attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur la situation de Radio France.

Malgré les promesses de sanctuariser le budget de la Culture et de la Communication, les ressources de Radio France, négociées dans le cadre du COM 2010-2014, ont été « rabotées » d’au moins 80 millions d’euros. Pour 2015, le budget est officiellement en déficit de plus de 20 millions d’euros, déficit creusé par le coût d’une réhabilitation de la maison de Radio France qui n’a plus rien à voir avec la mise en sécurité du bâtiment, l’objectif affiché étant une utilisation des espaces pour des manifestations au détriment des activités radio et des missions de service public.

Tout cela a pour conséquence que de nombreux secteurs de Radio France sont déjà menacés ou attaqués avec des tentatives d’externalisation et de réduction des effectifs, une verticalisation des chaînes et une suppression de directions entières, un étranglement du réseau « Bleu » par le manque de moyens et des menaces sur les formations musicales comme FIP, Sophia et France Musique.

L’inquiétude pour les antennes est particulièrement vive. Ainsi, à titre d’exemple, de grandes menaces de fermeture imminente planent sur les micro-locales de La Roche sur Yon, Evreux, Tulle, Le Havre et Toulon.

Dans un souci d’intérêt général les personnels souhaitent, au contraire, un budget à la hauteur des missions d’une radio de service public, le maintien et le développement de la production, des antennes et des emplois, l’abandon des restructurations et des externalisations des directions et des services et, enfin, l’abandon des projets de remise en cause des métiers qui font la spécificité de la radio et de toutes les missions ne relevant pas du service public.

Il lui demande ce que le Gouvernement apporte comme réponses à ces demandes. À tout le moins, il lui demande s’il ne faudrait pas une subvention exceptionnelle en faveur de Radio France, en vue de retrouver une marge de manœuvre financière et de couvrir tant les investissements de la réhabilitation que ceux liés à son activité habituelle.