Le Blog de Michel Ricoud

vendredi 9 décembre 2011

Mort pour le triple A

L’ADECR 45 (Association des élus communistes et républicains) s’associe et appuie la déclaration de Dominique Lebrun, que voici :



Mort pour le triple A

Alors que les maires communistes qui prennent des arrêtés anti-expulsions et anti-coupures d'énergie sont trainés devant les tribunaux, un orléanais est mort parce que son électricité était coupée pour impayés.
Comble du cynisme, huit jours après le gouvernement autorise l'augmentation du prix du gaz ! Quelle est donc cette société où le droit à l'énergie (nucléaire ou non), est subordonnée au compte en banque ? Pour le gouvernement c'est l'argent d'abord : mieux vaut satisfaire les agences de notation que les besoins de la population ! Tout le contraire de l'humain d'abord que les communistes mettent en avant.
Preuve en est que l'aide aux personnes en difficulté ne suffit pas, parce que la dignité des êtres humains ne les pousse pas forcément à la demander ; Et cela justifie une mesure générale comme les arrêtés anti-coupures d'énergie réclamés par les élus communistes.
 En attendant une loi qui interdise ces coupures d'énergie et garantit le droit et l'accès à l'énergie pour tous, comme le propose le candidat du Front de Gauche Jean-Luc Mélenchon.




samedi 22 octobre 2011

Faillite de Dexia : Le PCF et le Front de Gauche proposent une réorientation immédiate de la politique du crédit

Suite à la privatisation en 1987 de la Caisse d’aide à l’équipement de collectivités locales (CAECL), Dexia (ex Crédit local de France) s’est lancé dans une fuite en avant mortifère qui l’a conduit à vendre à de nombreux élus des emprunts toxiques pour leurs collectivités locales.

La renationalisation franco-belge opérée après la crise financière de 2007-2008 ne s’est accompagnée d’aucun changement des pratiques et critères de gestion et de crédit de Dexia.

Le démantèlement décidé de Dexia plonge dans l’incertitude plus de 5000 collectivités locales. Près de 40% de leurs emprunts ont été souscrits auprès de cette banque qui a pour le moins péché par défaut d’information en émettant des emprunts toxiques. La première urgence est de permettre la poursuite des renégociations et leur aboutissement dans des délais requis, ce qui veut dire légiférer immédiatement pour définir les interlocuteurs des collectivités, leur rôle et leur mandat précis. Il en va de l’avenir de milliers de projets, d’actions et d’emplois publics au service des populations.

Aujourd’hui, le nouveau sauvetage d’urgence envisagé séparerait les actifs dangereux de la banque et le portefeuille de prêts aux collectivités locales. Celui-ci serait détenu par la Caisse des dépôts et la Banque postale.

Cette opération ne doit pas se traduire par un appel aux contribuables ou par un durcicement des conditions de prêt aux collectivités déjà écrasées par la réforme des collectivités territoriales et le désengagement financier de l’Etat.

La crise systémique que nous traversons appelle le développement d’un autre crédit tourné vers des dépenses utiles, tant pour les entreprises que pour les collectivités. C’est tout le sens de la proposition portée par de nombreux acteurs sociaux et syndicaux, par les élus communistes et républicains et par le Front de Gauche de la création d’un pôle public financier. Celui-ci regrouperait toutes les institutions financières publiques existantes (Caisse des dépôts, Crédit foncier, OSEO, CNP, Banque postale), des banques et des assurances mutualistes dans le respect de leurs statuts ainsi que des banques et compagnies d’assurances nationalisées.
Ce réseau sera chargé d’une nouvelle mission de service public du crédit et de l’épargne, au service de l’emploi, de la formation, de la préservation de l’environnement afin de sortir de la crise et de l’emprise des marchés financiers. Son action permettra de soutenir localement les luttes sociales, appuyée sur de nouveaux droits des salariés et des citoyens ainsi que sur des fonds régionaux pour l’emploi et la formation. Les salariés et leurs représentants disposeront d’un droit de saisine de ce réseau.

Ce pôle public financier serait placé sous le pilotage d’un conseil reflétant les différents acteurs : parlementaires, élus locaux, organisations de consommateurs, représentants des salariés. Ce conseil se verrait confier un véritable pouvoir de décision et de contrôle.

Cette idée est le fruit de convergences entre les salariés de plusieurs institutions et de nombreux acteurs du mouvement social et politique ce qui la rend possible aujourd’hui. Il y a urgence de se dégager de la tutelle des marchés financiers et des seuls critères de rentabilité immédiate !

Les élus communistes de l’agglomération orléanaise vous invitent à un rassemblement devant les Chèques postaux à Orléans La Source le MERCREDI 26 OCTOBRE à 17h. Une conférence de presse aura lieu à cette occasion.

Pour l'association des élus communistes et républicains du Loiret

samedi 12 février 2011

Partenariat couveuse d'entreprise PES 45 / Lycée Voltaire

J'ai tenu à participer, en tant que Conseiller général de la Source,  à la présentation des actions menées par le BTS communication du lycée Voltaire et la couveuse d'entreprise PES 45.

Les projets présentés démontrent qu'il existe des possibilités et des potentialités parmi les jeunes.
 
Pour obtenir + d'informations sur les missions de cette couveuse d'entreprise, voici leur site Web : www.couveuseentreprises-pes45.fr

samedi 26 janvier 2008

La loi du fric : ca suffit !

Jeudi 24 janvier, tous les médias nous annonçaient que la Société Générale avait laissé s’envoler en fumée 5 milliards €.

Malgré cela, pas de souci, la banque se portait bien selon ses propres dirigeants.

Le même jour , la mort de James Denéchère, seul sur banc d’un square de La Source, faisait quelques lignes dans le journal local. Son seul tort dans cette société du fric roi, être pauvre, au fond du gouffre après son expulsion de l’OPAC d’Orléans. Ce drame humain révoltant montre à quel point il est urgent d’agir.

Ce n'est pas une fatalité, l'argent existe pour faire autrement ! 5 Milliards d’euros envolés en fumée, c’est :
- Une prime de 1 500 € pour l’ensemble des chômeurs et RMIstes
- La construction de 70 000 logements sociaux …

Alors que pour une infime minorité l’argent coule à flot, Sarkozy, Grouard, Carré, Languerre et leurs amis veulent imposer à la majorité d’entre nous des sacrifices toujours plus grands.

> Télécharger le tract

samedi 26 mai 2007

Economie et emploi : une digue solide pour résister et construire à gauche

Après l’élection de Nicolas Sarkozy, la France est désormais aux mains d’un homme dangereux. Soutenu par le Medef et les principaux médias, il entend mener une politique ultra-libérale accentuant les politiques destructrices de la précédente majorité de droite, réduisant les droits sociaux et restreignant les libertés.

Afin de dédouaner les députés de droite dont les 5 du Loiret qui ont tout voté toutes les mesures antisociales et pour d’élargir sa majorité, N. Sarkozy a organisé l’opération ralliement de quelques personnalités socialistes, véritable rideau de fumée devant les objectifs qu’il entend bien atteindre rapidement :

- remise en cause du droit du travail, moins de droit, généralisation de la précarité par le contrat de travail unique,
- attaque contre le droit de grève, atteintes aux libertés individuelles et collectives,
- nouvelles atteintes aux régimes de retraite et à la protection sociale ...

Ces projets répondent tous aux attentes du Medef dont Sarkozy et la droite ont repris le programme :
- s’attaquer aux régimes spéciaux de retraite fait partie du plan général pour tirer tout le système vers le bas et livrer la protection sociale aux fonds de pension,
- revenir sur la RTT, c’est faire travailler plus les salariés pour augmenter les profits des actionnaires au prix du sacrifice des condition de travail et de l’emploi,
- s'attaquer au contrat de travail à durée indéterminée et aux statuts, c’est permettre au patronat de disposer d’une main-d’oeuvre corvéable et licenciable à merci,
- s’en prendre au droit de grève avec l’instauration du service minimum, c’est le moyen de désarmer les salariés face à tous ces projets antisociaux ...

L’enjeu considérable des élections législatives :

Dans la foulée de l’élection présidentielle, la droite espère y trouver une majorité écrasante pour mettre en oeuvre ces mesures. Il y a donc besoin d’une mobilisation populaire dans les urnes pour y faire échec.

Une mobilisation exceptionnelle pour soutenir par votre vote les candidates communistes - qui seront toujours à vos côtés dans les luttes, partout aujourd’hui comme demain.

Une force pour agri, des député-e-s communistes utiles aux salariés :

Rappelez-vous, 2004, les député-es et Sénateurs communistes ont lutté pied à pied contre les remises en cause du droit à la retraite. Ils ont porté un projet de réforme du financement de la protection sociale permettant de ne pas remettre en cause les conditions d'accès à la retraite.

En 2005, seul le groupe communiste se prononce contre le projet de Traité constitutionnel européen !

En 2006, les député-e-s communistes mènent, en lien avec les manifestants, une bataille acharnée contre le CPE et ils sont les seuls à dire clairement non au projet de privatisation de GDF.

> Télécharger le tract correspondant à ce billet

jeudi 3 mai 2007

Scott Paper : la suite dans l'Humanité

Dans l'Humanité datée du 2 mai 2007, le journaliste Jacques Moran publiait un nouvel article consacré à l'entreprise Scott Paper, qui avait profité d'importantes subventions de la part des collectivités. En voici un extrait :

Michel Ricoud était conseiller municipal communiste à l’époque où la ville se joignait au département pour subventionner la société Scott Paper, à des conditions avantageuses et sans aucune garantie (...)


Lire la suite sur le site Web de l'Humanité


 

mercredi 25 avril 2007

L’ombre de Scott Paper plane toujours sur Orléans

Le 29 mars dernier, la Commission européenne a rendu son jugement : la Ville d’Orléans et le Conseil général du Loiret ne récupèreront pas les aides (80 millions de francs) accordées.

Conseiller municipal communiste d’Orléans à l’époque, je me souviens très bien de la présentation du dossier "Scott Paper"  par Monsieur Jacques Douffiagues, alors Maire d’Orléans, qui "allait favoriser le développement harmonieux du Loiret et de l’agglomération orléanaise et créer 1500 à 2000 emplois à moyen terme". C’était le samedi 12 septembre 1987. Ce jour-là, il ne faisait pas bon exprimer des réserves sur ce projet qui était accompagné d’une aide de 80 millions de francs de fonds publics versés par la Ville d’Orléans et le Conseil Général. Sous les huées et les quolibets, j’avais déclaré, tout d’abord, que les 1500 empois annoncés à moyen terme étaient à mettre en rapport avec les 2500 emplois supprimés chez Saint Gobain, (maintenant Duralex), à la CEPEM, Michelin, Hutchinson, Satmam, cette liste n’étant pas exhaustive, qu’il était inadmissible d’accorder des fonds publics à une grande entreprise américaine qui réalisait d’énormes profits, et qu’enfin, il fallait au moins une clause de remboursement en cas de non –respect des engagements pris sur l’emploi  !!!! Les deux élus communistes s’étaient abstenus, alors que tous les autres (Droite et PS) votaient cette délibération.

Une fois encore, à la lumière de la situation actuelle, nous avions eu raison de réagir de la sorte. De 1500 emplois annoncés, et après plusieurs rachats (Scott Paper, Kimberly Clark, puis Procter et Gamble), on en est modestement à 200 environ. Quant aux 80 millions de francs, suite à la plainte d’un industriel concurrent, en 1996, la Commission européenne vient de rendre son jugement : les deux collectivités locales, la Ville d’Orléans et le Conseil général, ne récupèreront pas les aides versées. Il est vrai qu’elles n’avaient rien demandé. C’est seulement la Commission européenne qui les y a contraintes. Mais il est vrai que quand on aime les grands patrons, on ne compte pas….surtout quand ce sont les contribuables (3200  francs par contribuable en 10 ans, de 1987 à 1997) qui paient !

 

Découvrez un article de Jacques Moran paru dans l'Humanité sur ce thème : http://www.humanite.fr/journal/2007-04-25/2007-04-25-850215