Le Député Maire d'Orléans, Serge GROUARD, tente de tergiverser sur le lieu d'implantation de son ARENA pour essayer de faire avaler la pilule à ses opposants, espérant sans doute en même temps s'assurer des aides promises par l'état et la région. Cela ne change rien à la position des communistes et leurs élus, tant municipaux que régionaux, qui restent opposés à un projet qui s'apparente plus à une surenchère spectaculaire pour un pas de plus vers la marchandisation du sport.
Rappelons à ce sujet que les conseillers municipaux communistes ne sont pas hostiles à la construction d'un grand équipement sportif, qui n'a rien à voir avec un ARENA, à condition qu'il profite à tous, près de la gare comme nous l'avons proposé, à un coût 2 à 3 fois moins cher, et qu'il y ait autant d'argent investi dans des structures de proximité dédiées au sport et à la culture, avec de nouveaux gymnases, une nouvelle piscine (ce qui éviterait entre autres que nos enfants passent une grande partie du temps dédié au sport dans les transports) et plus de lieux d'expression culturelle.
Notre projet est complètement différent, tourné vers le développement de la pratique sportive dans la population et de son attrait vers les compétitions. C'est une conception du sport qui doit être un droit essentiel à l'émancipation, permettant à toutes et à tous d'inventer son existence en développant sa liberté, et non servir à faire du fric.
L'idée du Maire d'associer des partenaires privés à son projet en dit long sur la finalité mercantile du projet. On a déjà une petite idée avec l'arrangement du Maire et la direction de FAMAR, qui conduit cette dernière à acquérir un terrain à La Source pour un euro symbolique, en revendant celui de Saint Marceau 8,3 millions d'euros à la ville ; pour faciliter l'implantation du temple dédié au sport business; plus d'une centaine d'emplois étant supprimés au passage. Orléans, a défaut d'être championne du sport de masse, est bien la championne des scandales pharmaceutiques ! Une ville sportive c'est d'abord une ville où un taux élevé d'habitants pratiquent un sport, parce que la municipalité leur en donne les moyens.