Suite à la privatisation en 1987 de la Caisse d’aide à l’équipement de collectivités locales (CAECL), Dexia (ex Crédit local de France) s’est lancé dans une fuite en avant mortifère qui l’a conduit à vendre à de nombreux élus des emprunts toxiques pour leurs collectivités locales.
La renationalisation franco-belge opérée après la crise financière de 2007-2008 ne s’est accompagnée d’aucun changement des pratiques et critères de gestion et de crédit de Dexia.
Le démantèlement décidé de Dexia plonge dans l’incertitude plus de 5000 collectivités locales. Près de 40% de leurs emprunts ont été souscrits auprès de cette banque qui a pour le moins péché par défaut d’information en émettant des emprunts toxiques. La première urgence est de permettre la poursuite des renégociations et leur aboutissement dans des délais requis, ce qui veut dire légiférer immédiatement pour définir les interlocuteurs des collectivités, leur rôle et leur mandat précis. Il en va de l’avenir de milliers de projets, d’actions et d’emplois publics au service des populations.
Aujourd’hui, le nouveau sauvetage d’urgence envisagé séparerait les actifs dangereux de la banque et le portefeuille de prêts aux collectivités locales. Celui-ci serait détenu par la Caisse des dépôts et la Banque postale.
Cette opération ne doit pas se traduire par un appel aux contribuables ou par un durcicement des conditions de prêt aux collectivités déjà écrasées par la réforme des collectivités territoriales et le désengagement financier de l’Etat.
La crise systémique que nous traversons appelle le développement d’un autre crédit tourné vers des dépenses utiles, tant pour les entreprises que pour les collectivités. C’est tout le sens de la proposition portée par de nombreux acteurs sociaux et syndicaux, par les élus communistes et républicains et par le Front de Gauche de la création d’un pôle public financier. Celui-ci regrouperait toutes les institutions financières publiques existantes (Caisse des dépôts, Crédit foncier, OSEO, CNP, Banque postale), des banques et des assurances mutualistes dans le respect de leurs statuts ainsi que des banques et compagnies d’assurances nationalisées.
Ce réseau sera chargé d’une nouvelle mission de service public du crédit et de l’épargne, au service de l’emploi, de la formation, de la préservation de l’environnement afin de sortir de la crise et de l’emprise des marchés financiers. Son action permettra de soutenir localement les luttes sociales, appuyée sur de nouveaux droits des salariés et des citoyens ainsi que sur des fonds régionaux pour l’emploi et la formation. Les salariés et leurs représentants disposeront d’un droit de saisine de ce réseau.
Ce pôle public financier serait placé sous le pilotage d’un conseil reflétant les différents acteurs : parlementaires, élus locaux, organisations de consommateurs, représentants des salariés. Ce conseil se verrait confier un véritable pouvoir de décision et de contrôle.
Cette idée est le fruit de convergences entre les salariés de plusieurs institutions et de nombreux acteurs du mouvement social et politique ce qui la rend possible aujourd’hui. Il y a urgence de se dégager de la tutelle des marchés financiers et des seuls critères de rentabilité immédiate !
Les élus communistes de l’agglomération orléanaise vous invitent à un rassemblement devant les Chèques postaux à Orléans La Source le MERCREDI 26 OCTOBRE à 17h. Une conférence de presse aura lieu à cette occasion.
Pour l'association des élus communistes et républicains du Loiret
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Bienvenue sur le Blog de Michel Ricoud, conseiller municipal d'opposition à Orléans et conseiller général du canton d'Orléans La Source (Loiret).Contact : michel (@) ricoud.com
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