Le Blog de Michel Ricoud

mercredi 1 mai 2013

Lettre à la ministre de la Santé sur l'IVG

Les élus communistes sont alertés très fréquemment sur les sérieux problèmes qui se posent au niveau de l'accès à l'IVG.

En effet, des femmes nous saisissent sur :

- Le manque de médecins pratiquant l'IVG.
- Les listes d'attente et des longs délais pour obtenir un rendez-vous avec le risque de se retrouver hors délais.
- L'obligation d'aller sur les établissements situés à Blois, Tours, voir la région parisienne.

Ce sont là les conséquences des réformes mises en œuvre ces dernières années (loi "Bachelot", fermetures de maternités, attaques contre la gynécologie médicale, etc.).

Pourtant, François Hollande, le 8 mai 2012, avait eu des paroles fortes et positives sur l'ensemble de ces questions. C'était le 8 mars 2012, à l'occasion de la journée internationale des Droits des Femmes…

Maintenant, il est impérieux de passer aux actes. Il faut du concret. Il faut que des moyens humains et financiers soient débloqués afin que le droit à l'IVG ne soit pas remis en cause.

Un courrier a été adressé en ce sens à Marisol Touraine, Ministre des Affaires Sociales et de la Santé.

mardi 30 avril 2013

Situation à la Couronnerie : lettre à la ministre

Dans un courrier adressé la semaine dernière à Marie-Arlette Carlotti, Ministre déléguée auprès de la Ministre des Affaires sociales et de la Santé, chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion, j’ai souhaité l’interpeller concernant la situation de l’ASDM La Couronnerie, association du Loiret qui s’adresse aux personnes en situation de handicap (80 enfants/adolescents et près de 150 adultes) à travers différentes structures : IME, CFPERM, ESAT, Foyer d’hébergement, SAVS, SAMSAH et SSO et qui emploie 300 salariés (dont 93 travailleurs handicapés en entreprise adaptée et 99 en ESAT). Ces établissements sont implantés sur les communes d’Olivet, d’Orléans, de St Hilaire St Mesmin et de St Pryvé St Mesmin (dans le Loiret). 

Un collectif, formé par des salariés des différents établissements, m’a sollicité pour les soutenir face aux difficultés rencontrées. 

Les salariés osent aujourd’hui remettre en question la légitimité du Président de l’association, Monsieur PERRAULT, mais également celle de Monsieur BORDAT Jean-François, aujourd’hui en tant que Délégué Général par intérim. Le Conseil d’Administration a décidé de faire appel à candidature d’un nouveau directeur général prochainement. 

Le Président attribue les difficultés financières de l’association à « un mauvais coup » de la Banque et de l’ARS. Les salariés pensent différemment : ils dénoncent une mauvaise gestion de l’association depuis de nombreuses années, un manque de transparence et se questionnent sur des abus de dépenses et de l’argent utilisé à des fins personnelles. 

En 2008, une première dénonciation d’abus de biens sociaux a été engagée à l’encontre de Monsieur PERRAULT et Monsieur BORDAT par Madame FALLER Monique (ancienne maire d’Olivet) à l’époque élue du Conseil d’Administration de la Couronnerie et retraitée de son poste d’assistante sociale de cette même association. L’affaire semble avoir été classée sans suite. 

Un audit de la Préfecture vient d’être réalisé. Les salariés souhaiteraient néanmoins qu’une enquête officielle puisse être diligentée auprès des comptables et ex-comptables de l’association, ce qui, à ce jour, n’a jamais été fait. 

Toutefois, des questionnements demeurent : 

- L’association, avec les déficits qu’elle affiche, pouvait-elle se permettre de financer un conseiller de direction (Monsieur BORDAT de juin 2012 à février 2013) à 40% avec voiture de fonction, carte bancaire associée, i-phone et peut-être mutuelle ? 

- Pourquoi l’association a-t-elle fait le choix de supprimer un poste d’ergonome (25 %) à l’ESAT, de ne pas remplacer les arrêts maladie ou les départs sur les autres structures avant d’envisager de remettre en question le train de vie des cadres ? L’accompagnement des personnes handicapées a-t-elle moins d’importance que le maintien du niveau de vie de la direction? 

L’intérêt clairement affiché de Monsieur PERRAULT et Monsieur BORDAT pour l’entreprise adaptée interpelle les salariés. 

- Pourquoi les établissements médico-sociaux attendent-ils toujours du matériel (tables, chaise de douche, voitures de service) alors que des frais importants sont engagés au sein de l’entreprise ? 

La direction a longtemps parlé de lignes budgétaires. Néanmoins, quand l’association est en difficultés, notamment pour des raisons conjoncturelles, elle dit à ses salariés que le déficit du pôle adulte ne permet plus de pallier les difficultés du pôle enfant. Il ne doit donc pas y avoir tant de frontières que ça pour permettre un rôle de soutien des structures entre elles avant de solliciter des fonds publics. 

Au regard des salariés, la politique de gestion de l’association menée par Monsieur BORDAT et Monsieur PERRAULT semble effectivement prioriser l’entreprise adaptée au détriment de l’ensemble des établissements médico-sociaux. Ce qui les amène aussi à la question suivante : Comment l’association peut-elle être gérée aujourd’hui par des personnes qui n’ont pas les compétences et la connaissance des législations qui régissent les établissements médico- sociaux ? 

Cette question est d’autant plus vraie depuis le licenciement de Madame AUBER Virginie en mars 2013 au poste de Directrice Générale, seule titulaire du CAFDES ? 

Le principal quotidien du Loiret, La République du Centre, reprend exclusivement la voix de Monsieur BORDAT Jean François. Les salariés n’ont jamais pu faire entendre leur voix. Pourquoi ?

Le conciliateur de justice a été nommé, sans surprise pour le bureau, qui les assurait de l’issue favorable de leur requête bien avant toute décision du juge. 

Avant même de penser à leurs salaires, ce que craignent les salariés, c’est que l’argent de l’association ne soit pas utilisé dans l’intérêt des usagers et travailleurs. Ils sont inquiets pour la pérennité de l’association dans ces conditions.

Enfin, ils insistent bien sur l’importance de défendre une éthique, des valeurs. 

Allons-nous laisser La Couronnerie devenir juste une entreprise, qui ne pense qu’à faire des bénéfices, ou allons-nous défendre les valeurs du médico-social et montrer à ces salariés que le sort des personnes en situation de handicap nous préoccupe ?

A travers ce courrier, je souhaite que la ministre examine attentivement cette situation qui inquiète au plus haut point les salariés de la Couronnerie.

mercredi 19 décembre 2012

La Poste : lente disparition des boites aux lettres jaunes sur La Source

Je suis alerté, de plus en plus souvent, par des habitants de la Source, en particulier des personnes âgées ou handicapées, qui me font part de leur mécontentement quant à la lente mais réelle disparition des boîtes aux lettres postale afin qu'ils puissent déposer leur courrier.
 
Ceux-ci m'indiquent être obligés de faire de longs trajets pour déposer leurs lettres. Ce qui est loin d'être simple pour elles.
 
De mon point de vue, cette question n'est pas anodine. C'est un peu de service public qui disparaît.
 
Souhaitant connaître les dispositions que vous comptez prendre sur cette question, c'est en ce sens que j'ai écrit à la directrice de la Direction opérationnelle du courrier Beauce-Sologne.

jeudi 8 novembre 2012

Débat à Gauche : austerité ou changement ?

Aujourd'hui, je reçois le courrier d'un citoyen que ce dernier a adressé à Eliane Assassi, président du groupe communiste au Sénat. Je lui ai répondu et je tiens à rendre public cet échange.
Les promesses de François Hollande sont loin d'être tenues !

Voici le courrier que le citoyen en question a envoyé à E. Assassi et moi-même en copie :

Madame la Présidente du Groupe Communiste au Sénat, Bonjour,

Je suis un citoyen de 30 ans, de gauche, élu local (conseiller municipal et communautaire) depuis 2001 soit 11 ans.
Je me bats depuis mes 18 ans aux cotés de mes camarades socialistes, communistes, écologistes et tout simplement de gauche pour faire avancer et gagner nos idées.
J'ai eu l'honneur d'être élu pour la première fois à 18 ans et depuis je travaille principalement sur les sujets de la jeunesse, de l'action sociale et de la culture.
Je ne suis membre d'aucun parti.
Je suis aussi le petit fils d'un résistant, déporté, communiste.

C'est vous dire ma connaissance importante des problématiques de terrain et mon attachement aux valeurs de gauche.

Madame, je considère que le comportement de votre groupe au Sénat est inacceptable et me fait honte.
Vous gâchez lamentablement la chance historique que nous avons au Sénat en annulant la majorité qui s'était dessinée pour les forces de gauche.

Ma réaction ne sera certainement qu'une goutte infime dans l'océan de vos certitudes, mais elle aura le mérite d'exister.

Et puisqu'il faut en arriver là, j'implore votre groupe de cesser de prendre des postures médiatiques et de travailler pour la France avec l'ensemble des forces de gauche.



Et voici la réponse que j'ai formulé :


Bonjour Monsieur,
 
Vous m'avez rendu destinataire du mail adressé à Eliane ASSASSI, Présidente du Groupe CRC (PCF - Front de Gauche) au Sénat. Dans ce mail, vous jugez "inacceptable" le comportement du groupe CRC au Sénat, comportement qui vous "fait honte", pour reprendre vos termes exacts.
 
Je vous le dis franchement : je ne partage pas votre point de vue. Ce qui me fait "honte " et est "inacceptable", c'est la position du gouvernement qui tourne le dos aux engagements pris par François Hollande, durant la campagne présidentielle et législative.
 
Je m'explique : il y a eu l'engagement pris du candidat Hollande de rénégocier le traité européen Sarkozy - Merkel qui instaure un carcan austéritaire sur les budgets nationaux. Il n'en fut rien. Le gouvernement le fait adopter sans changer une virgule du texte initial et, dans la foulée, présente son premier projet de loi de finances pour 2013, sous le sceau de l'austérité. Au sujet de la TVA, François Hollande n'a pas eu de mot assez fort pour dénoncer la "TVA sociale" de N. Sarkozy, coupable à ses yeux, et avec raison, de plomber la relance et le pouvoir d'achat des français. Aujourd'hui, le gouvernement, dans le cadre de son plan de compétitivité, "soulage" les entreprises de 20 milliards sur le dos des ménages, via la baisse de 10 milliards d'euros des dépenses publiques, l'augmentation de la TVA pour 6,5 milliards d'euros, sans oublier les 3,5 milliards d'euros en plus au titre de la taxe écologique.
 
Je suis conscient que la droite et le MEDEF ont largement contribué, par leur politique, à dégrader la situation économique et sociale du pays. Aujourd'hui, les mêmes expriment leur soutien (voir les déclarations de l'UMP et de Mme Parisot) à cette politique. On est loin de la déclaration de François Hollande qui parlait de "courage" et de "lutte contre l'ennemi invisible, la finance". Les volte face sont une réalité et les choix actuels risquent d'impacter tous ceux à venir.
 
Les parlementaires communistes Front de Gauche, les militants du PCF veulent la réussite du changement. Toutes leurs propositions et amendements sont repoussés sans discussion par les ministres et la majorité. Il y a là, un manque de respect évident.
 
N’oublions pas que les 4 millions de voix obtenus par le candidat du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, ont été très utiles au succès de François Hollande.
 
Est-ce un tournant irréversible ? Je ne le pense pas. La balle est dans le camp, pour une large part, de toutes celles et ceux qui ont porté la gauche au pouvoir "pour que ça change", par leurs interventions, actions, propositions, dans les quartiers et les entreprises et au Parlement et au Sénat.
 
Le risque aujourd'hui, c'est de voir la droite "décomplexée" flanquée de l'extrême droite de Madame Le Pen revenir au galop. Vous dites travailler sur les problématiques de la jeunesse et du social. Savez-vous que, notamment sur le social, qu'il n' y a jamais eu autant de coupures d'électricité et d'expulsions locatives en cette fin d'année 2012?
 
Pour terminer, je voudrais citer la déclaration de Marie-Noëlle Lieneman (sénatrice PS) : "Mais il est clair que, quand on fait l'inverse de ce qu'on a dit, cela pose un problème politique."  Cette déclaration est à méditer par les militants de gauche.
 
Au plaisir de poursuivre le débat et, surtout, se retrouver, ensemble, dans l'action pour une véritable politique de gauche. Pour ce qui me concerne, j' y suis disposé.
 
Bien cordialement


 

mardi 6 novembre 2012

Lettre à François Hollande pour le PEAD (Programme européen d'aide aux plus démunis)

Au nom des élus communistes et républicains – Front de Gauche du Loiret, j'ai alerté le Président de la République sur la nécessité d’intervenir auprès de l’Union européenne afin que soit pérennisé  le Plan Européen d’Aide aux plus démunis, le PEAD, menacé de disparition à partir de 2014. Je rappelle qu’il avait fallu batailler ferme, ces dernières années, pour que ce dispositif soit reconduit pour 2012 et 2013.
 
Certes, je savais que l’Europe libérale était impitoyable avec les pauvres, mais je pensais que le PEAD serait, néanmoins, reconduit. Vous savez que le PEAD permet aux d’alimenter de nombreuses associations caritatives, comme le Secours Populaire Français, le Secours Catholique, les Restos du Cœur… qui jouent un rôle essentiel pour aider les familles dans les difficultés sociales et dont le nombre ne cesse, malheureusement, d’augmenter.
 
Notre pays, avec votre intervention, s’honorerait, en intervenant auprès des autorités européennes,  afin que le Plan Européen d’Aide aux plus démunis soit reconduit à partir de 2014, cette décision devant être prise avant la fin de l’année 2012.

vendredi 10 août 2012

Pacte budgétaire : lettre à Valérie Corre pour demander un référendum

Les élus communistes du département ont adressé un courrier à Valérie Corre, député socialiste sur la 6ème circonscription du Loiret.

François HOLLANDE s’était engagé à renégocier le traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), appelé également pacte budgétaire, signé par Nicolas SARKOZY et Angela MARKEL. Il n’en est rien. Or, ce texte durcit encore les traités de Maastricht et de Lisbonne et prône à la fois, l’austérité à perpétuité et le contrôle des budgets des Etats  par la Commission de Bruxelles. Pourtant, l’expérience montre que cette orientation n’a fait qu’enfoncer les pays européens dans la crise et les peuples dans la souffrance. Nicolas SARKOZY battu, son traité ne doit pas être appliqué.

Ce qu’il faut aujourd’hui, c’est un débat public sur les orientations européennes et un référendum sur le nouveau traité. Seul le peuple souverain peut décider de son avenir. C’est une question de démocratie.
 
En conséquence, au nom des élus communistes et républicains du Loiret, nous demandons à Valérie Corre d’intervenir auprès du Président de la République afin qu’un référendum soit organisé sur l’approbation ou non de ce traité (TSCG).

vendredi 13 juillet 2012

Arena : lettre à la ministre des sports

Voici le courrier adressé à Valérie FOURNEYRON, Ministre des Sports, de la Jeunesse, de l'Education populaire et de la Vie associative au sujet du projet de la salle Arena à Orléans, par les conseillers municipaux communistes.

Madame la ministre,

J'ai l'honneur de vous interpeller sur le projet de construction d'un équipement sportif de type Aréna, qui faisait partie des grandes salles envisagées par le précédent gouvernement et qui a reçu une subvention de 20 millions d'euros, tout juste avant que celui-ci ne soit battu, à l'occasion de l'élection présidentielle. Ce projet initié par la municipalité d'Orléans, dans le but de conforter son équipe de Basket, est fortement contesté par nombre de citoyens, contestation que l'Opposition Municipale dont nous sommes, s'efforce de relayer au mieux au Conseil Municipal.

Ce projet est fortement contesté pour plusieurs raisons : d'abord parce que son implantation est projetée en bord de Loire, sur un site inscrit au patrimoine de l'UNESCO, éloigné des transports en commun donc nécessitant de nombreux parkings, aussi sources d'encombrement du quartier. Mais il n'y a pas que l'emplacement qui dérange : le coût de cet équipement de 10 000 places est estimé à plus de 100 millions d'euros, alors que nous avons déjà un Zénith, et que le président de la ligue de basket reconnaît lui-même que la bonne dimension pour les villes de province est de 6000 à 8000 places. La troisième raison pour laquelle nous contestons l'implantation d'un tel équipement sur notre ville est qu'il fait la part belle au sport d'élite et professionnel, le rapport Arénas 2015 est d'ailleurs éloquent à ce sujet : L'expression « haut niveau » est citée 16 fois dans le rapport et « sport de masse » 1 seule fois ; Le mot « amateur » apparaît 3 fois contre 72 fois pour le mot « professionnel » ; On y parle plus de commerce que de sport.

Je vous interpelle d'autant plus que le Député Maire d'Orléans Serge GROUARD insiste sur le fait que cet équipement fort contesté, ne peut voir le jour qu'avec le versement de la subvention de l'Etat. Les élus communistes de la ville d'Orléans portent un contre-projet qui permettrait de lever les contestations citées ci-dessous, et surtout de réaliser un équipement sportif profitant tout le monde sportif local ; Il 'agit de construire un nouveau Palais des Sports de 6000 à 7000 places pour remplacer l'existant vieillissant, et dans le même temps construire une piscine digne de notre époque, ce qui nous fait cruellement défaut aujourd'hui. J'ajoute que nous avons trouvé un emplacement à proximité de l'ancien Palais des Sports, sur le site de l'ancienne gare de marchandises désaffectée, qui peut avoir un accès direct de l'ex nationale 20 et qui est proche de la gare SNCF, de la gare routière et des 2 lignes de tram.

Cet équipement doit permettre le développement de la pratique du sport pour tous, ce qui fait partie de l'épanouissent de l'être humain, et en même temps accueillir de nombreuses compétitions pour le plus grand bonheur de nos concitoyens, sans forcément être uniquement la résidence d'un club, dont les joueurs professionnels n'y résident en fait souvent qu'une ou deux saisons.

Nous souhaitons donc vivement que le projet de notre Maire ne voit pas le jour, et que la subvention qui y était prévue ne soit attribuée que si c'est notre projet qui est retenu, projet qui je pense ne vous laissera pas insensible, car outre la Ministre des Sports, vous êtes aussi celle de la Jeunesse, de l'Education populaire et de la Vie associative, domaines particulièrement concernés par notre projet. Enfin une nouvelle majorité a été élue pour que ça change maintenant, et le changement c'est aussi reconstruire le droit au sport pour tous et non en faire coûte que coûte une marchandise, c'est dans ce domaine aussi l'intérêt général que le gouvernement doit prioriser.

Dans l'attente de votre réponse, veuillez recevoir Madame la Ministre, mes salutations distinguées.

dimanche 20 mai 2012

Valeurs locatives : lettre au Président de la République

Dans son programme, "mes 60 engagements pour la France", François Hollande, nouveau président de la République, s'est engagé à procéder à une grande réforme fiscale, avec le souci constant de garantir la justice en matière de fiscalité.

Dans un courrier que je lui ai adressé, le groupe de travail sur les Valeurs locatives à La Source souhaite attirer son attention sur l’injustice que subissent les habitants de ce quartier d’Orléans.

Le quartier d’Orléans La Source qui est situé à 12 km du centre ville d’Orléans date des années 60. Depuis une quinzaine d’années, la situation en matière de commerces de proximité est plus que préoccupante. Les habitants de notre quartier sont obligés de se rendre régulièrement en centre ville d’Orléans ou dans les communes limitrophes pour procéder à leurs achats. De nombreux autres inconvénients avaient conduit 83 habitants du quartier à demander une baisse du coefficient de situation générale de leur habitation et ont obtenu le passage à -0,10 de ce coefficient lors d’un jugement du Tribunal administratif d’Orléans le 30 Décembre 2009. La Commission Communale des Impôts Directs a toujours refusé d’appliquer cette décision sous prétexte que celle-ci n’entraînait pas de modification de la valeur locative de plus de 10%.  
   
La situation de notre quartier, dit sensible, est défavorisée par rapport aux autres quartiers du centre ville ou proche de ce centre en matière de commerces de proximité et d’équipements culturels (cinéma par exemple) comme l’a reconnu le tribunal administratif. Néanmoins, les habitants du quartier d’Orléans La Source doivent s’acquitter d’un impôt foncier et taxe d’habitation supérieurs de près de 35% par rapport aux autres quartiers de la ville alors que les conditions défavorables de leur quartier entraînent une moins value immobilière moyenne de 53% pour les maisons et de 51% pour les appartements par rapport au même type d’habitations situées en centre ville (constat de la chambre des notaires du Loiret), ce qui constitue une anomalie flagrante.

Cette iniquité est telle que certains habitants retraités et de condition modeste, dans l’impossibilité de payer ces taxes d’un montant prohibitif, se trouvent contraints à quitter le quartier et vendre à bas prix leur maison, fruit d’une vie de travail.

Depuis 1984, l’Association des Habitants d’Orléans La Source réclame une plus grande justice en matière de fiscalité locale. Depuis 2008, un groupe de travail mis en place par le conseiller général du canton de La Source a permis d’obtenir la décision du 30 Décembre 2009 du tribunal administratif d’Orléans reconnaissant le bien-fondé de notre démarche (décision malheureusement non appliquée, comme précisé ci-dessus). Jean Pierre Sueur, sénateur du Loiret, est également intervenu, au sénat, à plusieurs reprises auprès du ministre de l’économie et des finances pour que cette injustice soit levée.

Malheureusement, la situation perdure. C’est la raison pour laquelle, nous écrivons au Président pour l'informer de cette injustice en matière de fiscalité locale où les habitants des quartiers périphériques des grandes villes, qui sont bien souvent défavorisés, se voient assujettis à un impôt très supérieur de près de 35% à celui acquitté par les habitants des centres ville.
L'objectif est que F. Hollande en prenne acte à l’occasion de la mise en place de la nouvelle réforme de la fiscalité que vous allez engager très prochainement. En effet, cette réforme qui doit intégrer une plus grande justice fiscale se doit de prendre en compte cette anomalie.

mardi 14 février 2012

Courrier au Préfet au sujet de l'emploi dans le Loiret

Le département du Loiret a été frappé de plein fouet ces dernières années par une double crise : celle de l’industrie automobile et les conséquences de la crise financière de 2008.

L’année 2011 a été catastrophique en matière d’emploi pour le Loiret : un chômage en hausse de
 6,6 % sur l’année 2011, soit un taux de chômage de 8,8% (+0,2 par rapport à la moyenne nationale), et un chiffre terrifiant de 44 788 demandeurs d’emplois toutes catégories confondues sur notre département.

Face à cette situation, il y a urgence à mettre en œuvre des politiques visant à arrêter les suppressions d’emplois et, tout au contraire, à relancer une dynamique économique et industrielle dans notre département, dans lequel les salariés et les personnes en recherche d’emploi disposent de compétences et de savoirs faire issu de la tradition industrielle du Loiret.

C’est pour cette raison que Franck Demaumont, conseiller général et maire de Chalette, a interpellé le préfet le 7 décembre afin qu'il puisse organiser une table ronde rassemblant des représentants de l’Etat (dont l’emploi demeure la compétence), des directions d’entreprises et de groupe, des représentants du personnel et des élus des territoires concernés.

Le Préfet n'a jamais répondu au courrier. Or, depuis son envoi, les menaces de suppressions de poste à Hutchinson n’ont pas cessées. Et par ailleurs, les salariés de notre département sont sous la menace de plusieurs fermetures d’entreprises ou de suppression massive d’emplois et notamment :
-    STECO POWER à Outarville, entreprise de 183 salariés, en redressement judiciaire depuis mai 2011 et qui doit boucler un plan de licenciement avant le 2 mars, avec, à la clé, la suppression annoncée de 63 postes
-    Les Trois Gourmands à Château-Renard, entreprise appartenant au groupe Euralis, victime du plan de restructuration annoncé brutalement il y a quelques jours. Les 59 salariés de l’entreprise seraient licenciés ou reclassés dans d’autres usines du groupe Euralis, ce dont nous pouvons douter puisque son pôle alimentaire verra la fermeture de 4 des 7 sites de production qu’il comporte.
-    Les Reliures Brun à Malesherbes, qui cesseront prochainement toute activité et licencieront 113 salariés spécialisés…. Et la liste est encore longue de toutes les menaces ou suppressions effectives d’emploi dans notre département.


Trop souvent, nous, élus, ne sommes appelés que pour élaborer des "plans de revitalisation", c'est-à-dire quand il est trop tard. Il est urgent d’anticiper les mutations et les suppressions de postes ou le chômage partiel et de trouver des solutions durables. Cela aurait pu par exemple éviter la fermeture d’un établissement comme TyssenKrupp et maintenir 750 emplois.

dimanche 22 janvier 2012

Comité de soutien contre l'expulsion de la famille Nsoni Zao

Le comité de soutien à la famille NSONI ZAO, soutenu par RESF et la FCPE de l'école Chardon et moi-même, multiplie les demandes de rendez-vous auprès de la Préfecture afin de pouvoir discuter de leur demande d'asile et de logement ou d'hébergement.

Toutes ces demandes sont restées sans suites. A deux reprises, le mercredi 18/1/ 2012 et le vendredi 20/1/2012, le comité de soutien s'est présenté à la Préfecture afin d'être reçu, ou tout du moins, obtenir un rendez-vous rapide.

En accord avec le comité de soutien, je me permets d'insister afin qu'une rencontre soit programmée rapidement. C'est en ce sens que j'ai écrit au Directeur de cabinet du Préfet du Loiret.

vendredi 9 décembre 2011

Lettre à Serge Grouard à propos du projet Biomasse à Orléans

Par leurs votes au Conseil municipal d’Orléans, les élus communistes ont montré leur accord avec le projet CRE III de production d’électricité en cogénération biomasse.

Cet accord n'empêche pas les élus communistes au conseil municipal d’être attentif à la mise en place de ce projet et d'interroger le député-maire d'Orléans sur différents points que nous lui avons soumis par courrier :

- Quelle entreprise va assurer l’approvisionnement en bois ?
- Quelle la nature de la matière du bois brûlé? (déchet de sciure, palettes déchiquetée, plaquettes forestières, autres,)
- Le rayon d’approvisionnement en kilomètres ?
- Prix de vente de la « tonne de bois » vendue à la SOCOS DALKIA ? (décomposition du prix du surplus de la «tonne bois » déchiquetée par nature de la matière première)
- Combien va percevoir le propriétaire forestier qui vend pour plaquette ?
- Prix de la « tonne matière sèche payée » sur pied ?

En espérant avoir une réponse rapide de Serge Grouard.

lundi 25 juillet 2011

Parc Floral : pour la remise en fonction du Petit Train

J'attache une grande importance à la remise en fonction du petit train au Parc Floral de la Source. Je suis intervenu à nouveau à ce sujet, vendredi 8 juillet dernier et suis également régulièrement interrogé par des habitants de la Source et d'Orléans à ce propos.

Lors de la réponse du maire, j'ai pu constater qu'il ne fermait pas la porte à cette proposition. Il avait évoqué des raisons financières que je comprends parfaitement.

Je précise que cette remise en fonction du petit train représenterait un atout supplémentaire pour ce magnifique espace de verdure, d'environnement  et de fleurs que représente le Parc Floral de la Source. Le Conseil général du Loiret et la Ville d'Orléans étant partie prenante dans sa gestion, une action coordonnée des deux collectivités pour le financement de ce petit train pourrait être certainement être mise en place.

J'ai écrit un courrier en ce sens à la mairie, ainsi qu'au conseil général, pour qu'ils me tiennent informé des dispositions qu'ils prendraient.

mardi 7 juin 2011

41 licenciements à Carrefour Market - Châteauneuf sur Loire

Voici le courrier que j'ai envoyé au Secrétaire général de la Préfecture du Loiret le 3 juin dernier :
 

Monsieur le Secrétaire général,
 
La nouvelle vient de tomber, dure, inhumaine: les 41 salariés de Carrefour Market à Châteauneuf sur Loire,  sont licenciés. Mes premières pensées vont vers ces salariés et leur famille qui se retrouvent dans un situation sociale difficile, dont de nombreuses femmes. Pour avoir suivi ce dossier depuis le début, je suis très affecté par cette situation.
Maintenant, il s'agit, comme je vous l'ai demandé à plusieurs reprises à l'occasion des nombreux échanges que nous avons eu sur ce dossier, de tout faire pour qu'un repreneur soit trouvé dans les meilleurs délais. Surtout que ces 41 licenciements entraînent des dégâts collatéraux au niveau de la galerie marchande.
 
Je souhaite donc, Monsieur le Secrétaire général, connaître les dispositions que vous ne manquerez pas de prendre, en liaison avec les élus locaux, afin qu'une solution soit trouvée.
Je vous en remercie par avance, et vous prie de croire, Monsieur le Secrétaire général, à l'expression de mes respectueuses salutations.
 
 
Michel RICOUD


 

vendredi 16 juillet 2010

Inquiétude concernant l'avenir des RASED

J'ai été informé de la démarche entreprise par les Réseaux d'Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté (RASED) des groupes scolaires du quartier de La Source, Romain Rolland et Kergomard qui, par courriers en date du 25 juin dernier, ont fait part au député-maire d'Orléans de leur inquiétude quant à leur avenir.

En effet, dans le cadre du schéma d'emploi 2001/2013, le Ministre de l'Education Nationale préconise des "gains en emploi" qui risquent d'avoir des conséquences gravissimes pour l'avenir des enfants qui sont confrontés à des difficultés diverses. (détresse sociale, handicap, etc)

Les courriers qui lui ont été adressés expliquent clairement et dans le détail l'ensemble de cette problématique. Les deux RASED demandent d'intervenir auprès du Premier Ministre et du Ministre de l'Education Nationale afin que ce projet qui va encore aggraver une situation déjà difficile, soit annulé. Je me permets d'appuyer cette démarche

Souhaitant connaître le positionnement de Serge Grouard sur cette question, je lui ai adressé un courrier.

mercredi 9 juin 2010

Il faut trouver une solution avant l'expulsion des roms de St Cyr en Val !

Les familles roms installées à Saint Cyr en Val, avenue Gaston Galloux, seraient  donc expulsées à partir du 14 juillet 2010. Ainsi en a décidé le Tribunal de Grande Instance en avril dernier.

Comme l'indique, à juste raison, le comité de soutien: "Peut-on, en 2010, rejeter des hommes, des femmes, des enfants, citoyens européens, au mépris des conventions signées (droit de l'homme, droit de l'enfance, droit au logement…), sans avoir, au préalable cherché des solutions ?"   
 
En effet, malgré de très nombreuses démarches  établies par le comité de soutien, des élus, et par moi-même à plusieurs reprises afin que nous puissions échanger et rechercher des solutions durables permettant à ces familles de pouvoir vivre normalement, toutes ces demandes sont restées lettres mortes. J'étais déjà intervenu dans ce sens lors du Conseil municipal d'Orléans, le vendredi 26 mars dernier.

Si ces familles étaient expulsées de leur hébergement précaire actuel, que vont-elles devenir ? Se réinstaller dans un autre endroit, avec, de nouveau, une procédure lancée à leur encontre ?

e renouvelle donc ma demande de rencontre auprès du préfet du Loiret et souhaite qu'une réunion soit organisée afin de déboucher sur une solution durable permettant à ces familles de vivre dans des conditions correctes. Il reste un peu plus d'un mois pour cela.

samedi 24 avril 2010

Pour que les Roms de St Cyr en Val puissent enfin vivre dans des conditions correctes

Une procédure d'expulsion des familles roms installées à Saint Cyr en Val, avenue Gaston Galloux, est actuellement en cours. Le Tribunal de Grande Instance doit rendre sa décision mercredi prochain.

Comme l'indique, à juste raison, le comité de soutien dans une déclaration récente: "Peut-on, en 2010, rejeter des hommes, des femmes, des enfants, citoyens européens, au mépris des conventions signées (droit de l'homme, droit de l'enfance, droit au logement ...), sans avoir, au préalable cherché des solutions ?"   
 
En effet, de très nombreuses démarches ont été établies par le comité de soutien, des élus, et par moi-même à plusieurs reprises afin que nous puissions débattre et rechercher des solutions durables permettant à ces familles de pouvoir vivre normalement. A ce jour, ces demandes n'ont pas reçues de réponses. J'étais déjà intervenu dans ce sens lors du dernier Conseil municipal d'Orléans, le vendredi 26 mars dernier.

Si ces familles étaient expulsées de leur hébergement précaire actuel, que vont-elles devenir ? Se réinstaller dans un autre endroit, avec, de nouveau, une procédure lancée à leur encontre ?

J'ai donc écrit au préfet du Loiret afin d'appuyer la demande de rencontre établie par le comité de soutien à laquelle je m'associe, et souhaite donc que tout soit mis en œuvre afin qu'une solution durable permettant à ces familles de vivre dans des conditions correctes soient trouvées.

lundi 12 avril 2010

Courrier à Eric Doligé pour un échangeur autoroutier à La Ferté St Aubin

Voici le courrier envoyé à Eric Doligé, président du conseil général du Loiret, pour un échangeur autoroutier à La Ferté St Aubin :

Monsieur le Président,

Je me permets d'appuyer la demande formulée par les élus de la Ferté Saint Aubin et les habitants de cette commune en ce qui concerne la mise en place d'un échangeur autoroutier.

Lors de la dernière session de notre assemblée, vous avez déclaré vouloir tout faire pour que les poids lourds utilisent les autoroutes.

Si cet échangeur était construit, il permettrait  aussi de donner un sérieux "coup de pouce"  au développement économique de la Ferté Saint Aubin, du canton et du sud de l'agglomération orléanaise. Sans oublier les problèmes liés à la sécurité et au respect du cadre de vie des habitants de cette commune encore trop souvent traversée par de nombreux poids lourds.

En souhaitant que cette question soit débattue lors de la session de juin prochain, et persuadé que vous saurez répondre aux attentes des habitants de la Ferté Saint Aubin et de leurs élus, je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l'expression de mes respectueuses salutations.

vendredi 9 avril 2010

Contre le décret sur les crèches de Nadine Morano

Interpellé en tant que Conseiller général du Loiret et Conseiller municipal d'Orléans au sujet du projet de décret de Mme Nadine Morano, Secrétaire d'Etat chargée de la famille et de la Solidarité, sur les crèches, je tiens à faire connaître de mon opposition totale avec celui-ci et ma solidarité avec les organisations syndicales, et associations regroupés dans le collectif "pas de bébé à la consigne"

Avec ce décret, c'est : " moins de personnes qualifiées pour plus d'enfants à accueillir"

Un décret qui se situe dans la droite ligne de la politique gouvernementale du tout – marchand au profit du privé contre le public et au détriment de l'enfant et des parents, doit être abrogé.

es nombreuses manifestations qui se sont déroulées jeudi 8 avril dans toute la France et notamment à Orléans, témoignent de l'inquiétude réelle des salariés des crèches et des parents. Il est plus qu'urgent d'annuler votre décret.

J'ai envoyé un courrier dans ce sens à Nadine Morano.

dimanche 27 décembre 2009

RSA : courrier envoyé à Martin Hirsch

Voici une copie du courrier envoyé la semaine dernière à Martin Hirsch, haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté sur les conséquences du RSA.

Monsieur le Haut Commissaire,

Les conseillers généraux communistes du Loiret, lors du débat sur la mise en place du RSA, en  juin 2009 au Conseil général du Loiret, avaient posé plusieurs questions que je vous résume.

Sous l'apparence d'un complément de ressources pour quelques uns, ce nouveau dispositif  n'a –t-il pas pour  objectif d'accélérer la déréglementation du travail, la précarité et la corvéabilité des travailleurs? Le patronat ne pourra -t-il pas ainsi utiliser ce "nouvel outil"comme un moyen de pression pour tirer les salaires vers le bas, poursuivre l'attaque contre le SMIC, développer en l'imposant le travail à temps partiel qui sera tout bénéfice pour les employeurs?

Certaines personnes vont certainement gagner quelques centaines d'euros en plus, ce qui n'est pas à rejeter dans le contexte actuel. Il n'en reste pas moins que ce projet comprend des effets pervers que nous constatons quelques mois après sa mise en place du RSA , en particulier au sujet de l'APL qui diminue, de la CMU qui disparaît. Sans oublier le règlement de la taxe d'habitation et de la redevance audiovisuelle pour des familles qui en étaient exonérées lorsqu'elles percevaient  le RMI. En fait, des familles percevant le RSA "chapeau" (qui retravaillent quelques heures par jour) se retrouvent donc pénalisées, perdant plus qu'elles ne gagnent.
En conséquence, je souhaite que ces effets pervers soient corrigés et que des dispositions  soient prises afin que certains allocataires du RSA ne soient pas pénalisés.

Je vous en remercie par avance, et vous prie de croire, Monsieur le Haut Commissaire, à l'expression de mes respectueuses salutations.

samedi 19 décembre 2009

Lettre au préfet sur l'identité nationale

Copie du courrier envoyé au préfet suite à son invitation à participer à un "débat" sur l'identité nationale.

Monsieur le Préfet,

J'ai bien reçu votre invitation à participer au "débat" sur le thème: " Identité nationale, ses origines, ses éléments et ses valeurs", débat qui aura lieu le jeudi 17 décembre 2009, à l'auditorium du musée des Beaux arts à Orléans.

Je suis au regret de vous informer que je ne participerais pas à ce "débat". En effet, loin de rassembler, ce "débat" sur l'identité nationale contribue à diviser les Français et à stigmatiser les étrangers. Je considère que le signal envoyé aussi bien aux français qu'aux étrangers vivant sur le territoire national est, avec ce "débat", particulièrement négatif et malsain. L'identité n'est pas une caractéristique de la Nation mais de chaque personne, forgée au fil d'histoires personnelles, familiales, d'itinéraires et d'expériences différentes et plurielles.

La France d'aujourd'hui s'est construite sur la diversité des origines des individus qui la composent et sur la rencontre de différences culturelles. De mon point de vue, c'est la négation de cet héritage qui motive ce "débat" sur l'identité nationale.

Moi qui demeure à la Source depuis 40 ans, je sais toute l'importance des travailleurs immigrés qui ont contribué à la construction, au sens propre comme au sens figuré, de ce quartier. Ce "débat" sur l'identité nationale est, pour moi, une insulte à ces populations. Ne comptez pas sur moi pour cautionner cette opération malsaine.

Le 17/12/09