Le Blog de Michel Ricoud

mardi 14 février 2012

Courrier au Préfet au sujet de l'emploi dans le Loiret

Le département du Loiret a été frappé de plein fouet ces dernières années par une double crise : celle de l’industrie automobile et les conséquences de la crise financière de 2008.

L’année 2011 a été catastrophique en matière d’emploi pour le Loiret : un chômage en hausse de
 6,6 % sur l’année 2011, soit un taux de chômage de 8,8% (+0,2 par rapport à la moyenne nationale), et un chiffre terrifiant de 44 788 demandeurs d’emplois toutes catégories confondues sur notre département.

Face à cette situation, il y a urgence à mettre en œuvre des politiques visant à arrêter les suppressions d’emplois et, tout au contraire, à relancer une dynamique économique et industrielle dans notre département, dans lequel les salariés et les personnes en recherche d’emploi disposent de compétences et de savoirs faire issu de la tradition industrielle du Loiret.

C’est pour cette raison que Franck Demaumont, conseiller général et maire de Chalette, a interpellé le préfet le 7 décembre afin qu'il puisse organiser une table ronde rassemblant des représentants de l’Etat (dont l’emploi demeure la compétence), des directions d’entreprises et de groupe, des représentants du personnel et des élus des territoires concernés.

Le Préfet n'a jamais répondu au courrier. Or, depuis son envoi, les menaces de suppressions de poste à Hutchinson n’ont pas cessées. Et par ailleurs, les salariés de notre département sont sous la menace de plusieurs fermetures d’entreprises ou de suppression massive d’emplois et notamment :
-    STECO POWER à Outarville, entreprise de 183 salariés, en redressement judiciaire depuis mai 2011 et qui doit boucler un plan de licenciement avant le 2 mars, avec, à la clé, la suppression annoncée de 63 postes
-    Les Trois Gourmands à Château-Renard, entreprise appartenant au groupe Euralis, victime du plan de restructuration annoncé brutalement il y a quelques jours. Les 59 salariés de l’entreprise seraient licenciés ou reclassés dans d’autres usines du groupe Euralis, ce dont nous pouvons douter puisque son pôle alimentaire verra la fermeture de 4 des 7 sites de production qu’il comporte.
-    Les Reliures Brun à Malesherbes, qui cesseront prochainement toute activité et licencieront 113 salariés spécialisés…. Et la liste est encore longue de toutes les menaces ou suppressions effectives d’emploi dans notre département.


Trop souvent, nous, élus, ne sommes appelés que pour élaborer des "plans de revitalisation", c'est-à-dire quand il est trop tard. Il est urgent d’anticiper les mutations et les suppressions de postes ou le chômage partiel et de trouver des solutions durables. Cela aurait pu par exemple éviter la fermeture d’un établissement comme TyssenKrupp et maintenir 750 emplois.

mardi 7 février 2012

L'avenir du Pôle Emploi à La Source

Présent à la réunion de présentation, par Olivier CARRE, de la construction d'un bâtiment qui va rassembler Pôle Emploi (situé actuellement rue de la Juine à Olivet) et la Maison de l'Emploi, j'ai déclaré que j'étais favorable à ce projet, tout en regrettant le manque de concordance entre cette ouverture  prévue pour l'été 2013, et la fermeture, il y a peu, des agences de Pôle Emploi, situées avenue Alain Savary et rue Tudelle à St Marceau. Les chômeurs de la Source et du sud d'Orléans  doivent maintenant se rendre à Ingré (2h de transport en commun).

Cette ouverture devra permettre un suivi sérieux des demandeurs d'emploi. C'est un outil intéressant qui doit aider celles et ceux qui sont en recherche d'emploi. L'arrivée de Pôle Emploi ne signifie pas création d'emplois.

J'ai également demandé que des liens forts soient tissés entre les entreprises de la zone de la Saussaye et les chômeurs de la Source.

samedi 23 juillet 2011

Insertion par le travail sur le chantier de l'hôpital : courrier au Préfet

Le 1er octobre 2010, à l'issue de l'intervention de Monsieur le Préfet de l'époque, devant les conseillers généraux du Loiret, je l'avais questionné au sujet des travaux du nouvel hôpital et en particulier sur l'impérieuse nécessité de permettre l'insertion par l'emploi des chômeurs, jeunes et moins jeunes, de la Source, mais aussi d'autres quartiers d'Orléans, le taux de chômage étant particulièrement important dans nos quartiers populaires (entre 30 et 40% sur le secteur Zone Urbaine Sensible de la Source).
 
Le 21 octobre 2010, Monsieur le Préfet me répondait que "les marchés de gros œuvre de l'hôpital de la Source n'ont malheureusement pas prévu le recours à cet outil (les clauses d'insertion) … mais que des discussions étaient engagées avec les représentants de la société attributaire du marché pour qu'un dispositif conventionnel permette de réserver, sur une base volontaire, un certain nombre d'heures aux publics en insertion du quartier de la Source" .

Depuis, je n'ai eu de cesse d'intervenir auprès de la Préfecture, de la Mairie d'Orléans, et au Conseil général du Loiret, afin qu'un point exact me soit fait sur cet engagement. Il m'est indiqué que les choses évoluent favorablement, ce dont je ne doute pas. Néanmoins, je souhaite des données chiffrées et précises sur cette importante question de l'insertion des jeunes et moins jeunes.

J'ai donc écrit un courrier en ce sens au Préfet du Loiret et j'attends sa réponse.

samedi 12 février 2011

Partenariat couveuse d'entreprise PES 45 / Lycée Voltaire

J'ai tenu à participer, en tant que Conseiller général de la Source,  à la présentation des actions menées par le BTS communication du lycée Voltaire et la couveuse d'entreprise PES 45.

Les projets présentés démontrent qu'il existe des possibilités et des potentialités parmi les jeunes.
 
Pour obtenir + d'informations sur les missions de cette couveuse d'entreprise, voici leur site Web : www.couveuseentreprises-pes45.fr

lundi 11 octobre 2010

Courrier au préfet au sujet du plan Espoir Banlieue

Lors de la venue du préfet au Conseil général, le vendredi 1er octobre dernier, je lui ai fait part, suite aux graves évènements qui ont frappé, récemment, les quartiers de l'Argonne et de la Source à Orléans, de mon indignation concernant ces actes inadmissibles et inexcusables. Mais au delà du renforcement souhaité des forces de police afin que le droit à la sécurité soit de mise pour les habitants, il convient également de prendre en considération la problématique sociale des quartiers concernés, au niveau, notamment, de l'emploi, de la formation et de l'insertion.

D'où mon questionnement au sujet du plan "Espoir Banlieue" de Mme Fadéla AMARA, secrétaire d'Etat. Le préfet m'a répondu que, compte tenu de la politique de rigueur mise en œuvre au niveau gouvernemental, le plan "Espoir Banlieue" était revu à la baisse. Pourtant, de mon point de vue, il ne brillait déjà pas, au départ, par une volonté farouche de débloquer les moyens nécessaires pour faire face aux attentes des populations des quartiers populaires, notamment en direction des jeunes. Mais, avec cette annonce, je suis très inquiet !
   
N'étant pas un élu - militant qui se résigne, je me permets de faire des propositions afin de tenter d'avancer sur ces questions essentielles que sont l'emploi, la formation et l'insertion.
1 - Profiter de l'important chantier de l'hôpital de la Source, pour développer l'insertion et la formation, avec des projets forts et volontaristes. Réfléchir à une démarche identique quand débuteront les travaux de la maison d'arrêt à Saran. La mis en place de tram'emploi est une bonne chose.
2 - Sur la zone de la Saussaye à la Source, de nombreuses entreprises sont présentes. Pourquoi ne pas mettre en place des passerelles entre ces entreprises et les chômeurs de la Source, jeunes et moins chers, par le biais de la Maison de l'Emploi ?

jeudi 26 novembre 2009

Soutiens aux travailleurs sans papier qui occupent agences d'intérim

Au nom des élus communistes du Loiret, je tiens à vous faire part de mon soutien total  à la lutte engagée par les sans papiers, soutenus par la CGT, et qui occupent 5 agences d'intérim à Orléans

Ces travailleurs sans papiers travaillent ici, consomment ici, paient des impôts ici. Il faut donc une circulaire qui permette leur régularisation.

Au nom des élus communistes, j'appuie la demande de la CGT qui souhaite être reçue le plus rapidement possible.

dimanche 5 juillet 2009

Suppression d'emplois précaires dans l'Education nationale

Des suppressions d'emplois précaires (30.000 au niveau national) sont annoncées dans l'Education nationale, emplois appelés AVS, auxiliaires de vie scolaire et EVS, emplois de vie scolaire.

Ces emplois à temps partiels, créés dans le cadre du plan Borloo de Cohésion sociale, permettaient à ces salariés tout en se réinsérant dans le monde du travail, d'assister les directeurs d'école dans leurs tâches administratives et de soutenir les élèves handicapés. Ils sont très vite devenus indispensables au bon fonctionnement des équipes pédagogiques. Dans le Loiret, comme au plan national, les conséquences risquent d'être graves.

Je tiens à vous faire part de mon opposition la plus totale à ces suppressions d'emplois.

J'ai écrit au préfet du Loiret afin qu'il m'indique les dispositions qu'il comptait prendre sur ce dossier, tant au niveau des structures scolaires touchées par ces suppressions qu'au niveau des salariés précaires qui se retrouvent au chômage.

mercredi 26 novembre 2008

Emploi à La Source : l'urgence d'une table ronde !

La situation de l'emploi à la Source ne cesse de se dégrader. Après GEMALTO, situé à la limite de la Source, et ses 362 licenciements (la reprise de certains salariés par Bleu Capital ne se présente pas sous les meilleures auspices), c'est autour de TWR, de KOMORI CHAMBON, de BOIRON, de WINCANTON et de MAC NEIL de procéder ou d'annoncer des suppressions d'emplois ou de fermetures durant plusieurs semaines de certaines entreprises. Sans oublier la menace de délocalisation de l'INSEE à Metz afin de compenser, dans cette ville, les pertes dues à la réforme de la carte militaire. Egalement, comment ne pas être inquiet en ce qui concerne l'avenir de la Régie de Quartier de la Source, REPERES, et la crainte de voir disparaître 66 emplois? Sans oublier les intérimaires qui n'ont plus de "missions" depuis quelques semaines.

De plus, la crise financière que nous connaissons actuellement va, tous les économistes le reconnaissent, se traduire par de nouvelles saignées en terme de licenciements.

En contact régulier avec les organisations syndicales et des salariés des entreprises précitées, j'ai demandé à Monsieur le Préfet du Loiret et à Monsieur le Président du Conseil Général, qui n'y est pas hostile, l'organisation d'une table ronde avec les employeurs, les organisations syndicales, les élus (parlementaires, municipaux, conseiller général), afin de faire le point et de tenter de dégager des solutions permettant de sauvegarder l'emploi sur la Source.

Il est urgent de réagir face à cette déferlante de suppressions d'emplois. En tant que Conseiller Général de la Source, comme je m'y suis engagé, la défense de l'emploi est pour moi une priorité car, derrière les chiffres d'emplois souvent sacrifiés sur l'autel de la rentabilité financière et des augmentations des dividendes des actionnaires, il y a des souffrances humaines, des drames familiaux.

J'ose espérer que cet appel que j'adresse aux employeurs, aux élus, aux organisations syndicales, sera entendu. 

samedi 26 mai 2007

Economie et emploi : une digue solide pour résister et construire à gauche

Après l’élection de Nicolas Sarkozy, la France est désormais aux mains d’un homme dangereux. Soutenu par le Medef et les principaux médias, il entend mener une politique ultra-libérale accentuant les politiques destructrices de la précédente majorité de droite, réduisant les droits sociaux et restreignant les libertés.

Afin de dédouaner les députés de droite dont les 5 du Loiret qui ont tout voté toutes les mesures antisociales et pour d’élargir sa majorité, N. Sarkozy a organisé l’opération ralliement de quelques personnalités socialistes, véritable rideau de fumée devant les objectifs qu’il entend bien atteindre rapidement :

- remise en cause du droit du travail, moins de droit, généralisation de la précarité par le contrat de travail unique,
- attaque contre le droit de grève, atteintes aux libertés individuelles et collectives,
- nouvelles atteintes aux régimes de retraite et à la protection sociale ...

Ces projets répondent tous aux attentes du Medef dont Sarkozy et la droite ont repris le programme :
- s’attaquer aux régimes spéciaux de retraite fait partie du plan général pour tirer tout le système vers le bas et livrer la protection sociale aux fonds de pension,
- revenir sur la RTT, c’est faire travailler plus les salariés pour augmenter les profits des actionnaires au prix du sacrifice des condition de travail et de l’emploi,
- s'attaquer au contrat de travail à durée indéterminée et aux statuts, c’est permettre au patronat de disposer d’une main-d’oeuvre corvéable et licenciable à merci,
- s’en prendre au droit de grève avec l’instauration du service minimum, c’est le moyen de désarmer les salariés face à tous ces projets antisociaux ...

L’enjeu considérable des élections législatives :

Dans la foulée de l’élection présidentielle, la droite espère y trouver une majorité écrasante pour mettre en oeuvre ces mesures. Il y a donc besoin d’une mobilisation populaire dans les urnes pour y faire échec.

Une mobilisation exceptionnelle pour soutenir par votre vote les candidates communistes - qui seront toujours à vos côtés dans les luttes, partout aujourd’hui comme demain.

Une force pour agri, des député-e-s communistes utiles aux salariés :

Rappelez-vous, 2004, les député-es et Sénateurs communistes ont lutté pied à pied contre les remises en cause du droit à la retraite. Ils ont porté un projet de réforme du financement de la protection sociale permettant de ne pas remettre en cause les conditions d'accès à la retraite.

En 2005, seul le groupe communiste se prononce contre le projet de Traité constitutionnel européen !

En 2006, les député-e-s communistes mènent, en lien avec les manifestants, une bataille acharnée contre le CPE et ils sont les seuls à dire clairement non au projet de privatisation de GDF.

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