Voici un communiqué de la Fédération PCF du Loiret :

Les ménages subissent un racket sans précédent avec une hausse massive des prix de l'essence, du gasoil et plus généralement des produits énergétiques.

Après les hausses successives du prix du gaz (+ 20 %) et de l'électricité (+ 6 %) sur les 12 derniers mois, le litre d'essence sans plomb atteint aujourd'hui 1,49 € en moyenne.

Il n’est pas sérieux d’en imputer la cause aux évènements en Libye car celle-ci ne couvre que 2 % des approvisionnements mondiaux. Surtout, les hausses du prix du pétrole ont commencé bien avant, en liaison avec la baisse du dollar, une formidable spéculation encouragée par la politique monétaire des États-Unis, la déréglementation des marchés soumis à la soif de rentabilité financière des majors et des banques. A cela s'ajoute  la fiscalité pétrolière, punitive pour les familles, que les États européens ne veulent pas alléger, afin de capter une partie de la rente pétrolière pour limiter les déficits que creuse leur soutien gigantesque aux grands capitaux.

On préfère mettre au seul compte des événements en Libye les hausses qui, pourtant, sont engendrées surtout par la spéculation et le refus des dirigeants de l'OCDE d'engager une révolution énergétique.

En réalité, ces événements sont une opportunité  :

- Pour le gouvernement dont chaque hausse constitue des recettes supplémentaires de TVA, et qui ne veut pas toucher à la manne de la TIPP (58 % du prix de l'essence),

- Pour les spéculateurs dont chaque variation ample des prix constitue une opportunité de faire de l'argent,

- Pour les compagnies pétrolières comme Total qui gave vient ses actionnaires et vient d'annoncer qu'il versera 5 milliards de dividendes sur ses profits réalisés en 2010.

Racket des ménages en France, misère des peuples dans les pays du Sud, accaparement de la rente pétrolière  par les groupes, les spéculateurs et les dynasties familiales dans les pays producteurs : c'est cet ordre économique capitaliste que font trembler les mouvements populaires actuels.

Une conférence mondiale sur l'énergie, qui devrait être considérée comme un bien commun public, serait nécessaire.

Dans l'immédiat, le gouvernement doit prendre des mesures urgentes qui s'imposent :

- En instaurant un prix maximum à pompe,

- En décidant la diminution de 5 % de la TIPP sur les produits pétroliers,

- En adoptant un plan d'urgence pour développer les transports publics,

- En finançant ces mesures par une taxe sur les profits des compagnies pétrolières.