Le Blog de Michel Ricoud

vendredi 27 août 2010

Paindor : réponse de la préfecture

Suite à mes interventions au sujet de la fermeture de l'entreprise Paindor et des 63 licenciements, voici la réponse du Secrétaire général adjoint de la Préfecture. Comme je l'ai indiqué dans mes précédentes démarches, dans ce nouveau dossier de suppressions d'emplois sur la Source, deux élements méritent réflexion:
- l'absence d'investissement de l'employeur pour développer l'outil de production
- une politique commerciale sur laquelle, il y a beaucoup à dire

En attendant, ce sont les salariés et leur famille qui paient "les pots cassés", avec de nouvelles souffrances humaines.

Je compte continuer à suivre ce dossier avec attention




Monsieur le Conseiller général,

Suite à la décision du tribunal de commerce prononçant la liquidation judiciaire de l'entreprise Paindor, une cellule de reclassement a été mise en place. Le cabinet chargé du reclassement, choisi par les représentants du personnel, a organisé une réunion d'information collective le 23 juillet dernier. Cette cellule de reclassement démarrera ses travaux le 1er septembre.

J'ai également demandé à Pôle emploi de conduire une analyse des besoins de recrutements correspondant aux compétences des salariés de Paindor sur le bassin d'emploi d'Orléans. Ces informations seront transmises à la cellule de reclassement.

Par ailleurs, en plus des dispositifs d'accompagnement de droit commun, la reprise d'emploi pourra être favorisée via le versement d'une allocation temporaire dégressive, permettant aux salariés qui seraient reclassés dans un emploi moins bien rémunéré de percevoir une compensation financière.

Enfin, pour tenir compte de la situation particulière de certains travailleurs âgés, mes services ont transmis à Me Lavallart (mandataire judiciaire à Blois), des formulaires de demande de pré-retraite (Allocation spéciale du Fonds National pour l'Emploi).

L'ensemble de ces mesures est financé à 100% par l'Etat.

Mes services restent pleinement mobilisés pour faciliter le reclassement des salariés de Paindor.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Conseiller général, l'expression de ma considération distinguée.

Pour le préfet et par délégation,
le secrétaire général adjoint de la préfecture du Loiret

mardi 3 août 2010

Soutien aux salariés de Paindor

Depuis le 17 mai 2010, ayant été interpellé par des salariés de PAINDOR (industrie de la boulangerie), j'avais contacté la Préfecture, le Conseil général et l'ADEL, afin que des solutions permettant de tout mettre en oeuvre pour sauver cette ancienne entreprise de la Source, soient trouvées. Le 18 juin, je renouvelais ma proposition de table ronde. En cette fin juillet, le couperet est tombé: 63 licenciements, 63 familles touchées qui vont connaître des difficultés. C'est d'abord à elles que je pense.
 
Si la situation en est là, la faute n'incombe pas aux salariés mais bien aux patrons qui ont refusé d'investir pour moderniser l'outil de travail. Quant à la politique commerciale, il y a beaucoup à dire. Etait-elle à la hauteur pour gagner des marchés et surtout ne pas en perdre? Poser la question, c'est y répondre.
 
Je demande, en tant que Conseiller général du canton de la Source où est située l'entreprise PAINDOR, et conseiller municipal d'Orléans, que tout soit mis en oeuvre  pour que les 63 licencies retrouvent du travail. Egalement, je m'insurge contre cette nouvelle attaque contre l'emploi dans le quartier de la Source. J'adresse copie de ce message à Monsieur le Préfet, Monsieur le Président du Conseil Général, Monsieur le Député - Maire d'Orléans, Monsieur le Député de la circonscription pour connaître leurs intentions pour venir en aide aux 63 licenciés.

dimanche 27 décembre 2009

Menaces sur les entreprises Starissima et Paindor

La situation de l'emploi à la Source ne cesse de se dégrader. Après GEMALTO, situé à la limite de la Source, et ses 362 licenciements, et la reprise ratée avec ARTIUM BLEU CAPITAL, la situation toujours tendue chez KOMORI CHAMBON, les licenciements chez BOIRON et chez SMA, c'est autour de STARISSIMA de licencier 52 salariés, avec toutes les souffrances que cette mesure induit … sans oublier les menaces qui pèsent sur la très ancienne entreprise de la Source, PAINDOR.

De plus, la crise financière que nous connaissons actuellement va, tous les économistes le reconnaissent, se traduire par de nouvelles saignées au niveau de l'emploi.

En tant que Conseiller général de la Source, je suis très inquiet. Les salariés des entreprises précitées, mais également bien d'autres, que je rencontre régulièrement me font part de leur angoisse par rapport à l'avenir.

En conséquence, je demande solennellement au président du Conseil général du Loiret de bien vouloir me faire le point sur cette situation qui m'interpelle au plus haut point.