En l’espace de trois jours les habitants du secteur « Genêts » ont subi deux fuites de gaz importantes, entraînant à chaque fois, des évacuations de plusieurs heures.
La répétition de ces fuites de gaz, liées aux travaux de démolition des bâtiments 11 et 13 Genêts, n’est pas de nature à rassurer des familles qui se posent légitimement la question de leur sécurité, pour elles et leurs enfants.
Que se passerait-il si ces fuites de gaz avaient lieu de nuit, sachant qu’en plus, un certain nombre de personnes âgées et lourdement handicapées habitent ce secteur ?
Les habitants exigent plus de transparence sur la gestion de ce chantier de démolition. Ils souhaitent connaître les raisons de ces fuites de gaz et demandent à l’OPH et à la ville d’Orléans, en lien avec les entreprises, de mettre immédiatement en place des mesures de sécurisation des travaux.
De plus, compte tenu des préjudices subis par les habitants du secteur « Genêts » et des contraintes persistantes liées aux travaux, nous demandons un geste de l’OPAC sous forme d’une réduction des loyers et charges pour toute la période des travaux.
Suite à ces fuites de gaz, l’intervention des forces de l’ordre à l’occasion de l’évacuation des habitants, n’est pas sans poser de questions.
Les policiers font certes un métier difficile, mais en l’occurrence, ils n’intervenaient pas contre des délinquants ni pour mater de dangereux manifestants mais pour des citoyens dont le seul tort était d’habiter à proximité de la fuite de gaz !
Loin de nous l’idée de généraliser, mais le comportement de certains policiers n’était, en la circonstance, pas digne d’une police républicaine. Les policiers méritent le respect et nous serons toujours là pour le dire et le répéter. Mais ce respect nécessaire ne saurait les exonérer de leurs devoirs, en particulier celui de ne pas traiter des citoyens, quels qu’ils soient, comme des moins que rien.
Le respect ne saurait être à sens unique. A voir la façon de parler de certains policiers aux habitants du quartier, force est de constater qu’il y a des progrès à faire dans ce domaine.
Souhaitant la prise en compte de ces réflexions, c'est en ce sens que j'ai écrit au Président de l'office public d'HLM "Les résidences de l'Orléanais".
