Le Blog de Michel Ricoud

lundi 19 décembre 2011

Après les fuites de gaz dans le quartier des Genêts à La Source

En l’espace de trois jours les habitants du secteur « Genêts » ont subi deux fuites de gaz importantes, entraînant à chaque fois, des évacuations de plusieurs heures.

La répétition de ces fuites de gaz, liées aux travaux de démolition des bâtiments 11 et 13 Genêts, n’est pas de nature à rassurer des familles qui se posent légitimement la question de leur sécurité, pour elles et leurs enfants.

Que se passerait-il si ces fuites de gaz avaient lieu de nuit, sachant qu’en plus, un certain nombre de personnes âgées et lourdement handicapées habitent ce secteur ?

Les habitants exigent plus de transparence sur la gestion de ce chantier de démolition. Ils souhaitent connaître les raisons de ces fuites de gaz et demandent à l’OPH  et à la ville d’Orléans, en lien avec les entreprises, de mettre immédiatement en place des mesures de sécurisation des travaux.

De plus, compte tenu des préjudices subis par les habitants du secteur « Genêts » et des contraintes persistantes liées aux travaux, nous demandons un geste de l’OPAC sous forme d’une réduction des loyers et charges pour toute la période des travaux.

Suite à ces fuites de gaz, l’intervention des forces de l’ordre à l’occasion de l’évacuation des habitants, n’est pas sans poser de questions.

Les policiers font certes un métier difficile, mais en l’occurrence, ils n’intervenaient pas contre des délinquants ni pour mater de dangereux manifestants mais pour des citoyens dont le seul tort était d’habiter à proximité de la fuite de gaz !

Loin de nous l’idée de généraliser, mais le comportement de certains policiers n’était, en la circonstance, pas digne d’une police républicaine. Les policiers méritent le respect et nous serons toujours là pour le dire et le répéter. Mais ce respect nécessaire ne saurait les exonérer de leurs devoirs, en particulier celui de ne pas traiter des citoyens, quels qu’ils soient, comme des moins que rien.

Le respect ne saurait être à sens unique. A voir la façon de parler de certains policiers aux habitants du quartier, force est de constater qu’il y a des progrès à faire dans ce domaine. 
 
Souhaitant la prise en compte de ces réflexions, c'est en ce sens que j'ai écrit au Président de l'office public d'HLM "Les résidences de l'Orléanais".

mardi 1 mars 2011

Vente de jonquilles sur La Source : pourquoi la police municipale l'interdit !

Depuis près de 30 ans, chaque fin du mois février, à l'extérieur du Centre commercial de la Bolière à Orléans la Source, des habitants du quartier, locataires domiciliés aux Genêts, vendent aux passants et clients, des petits bouquets de jonquilles qu'ils cueillent dans les bois.

Cette vente, qui dure quelques semaines, leur permet de mettre "un peu de beurre dans les épinards", comme l'on dit, car ce sont des gens modestes que je connais très bien.

Jamais cette vente qui ne trouble en rien, bien au contraire, la vie de notre quartier, n'avait fait l'objet d'une interdiction de la part de la Police municipale qui, dernièrement, leur a demandé, sous peine d'amende, de stopper cette vente. Je suis stupéfait et trouve cette mesure difficilement acceptable.

Par un courrier au Maire d'Orléans, je lui demande de bien vouloir donner des instructions afin que cette vente puisse reprendre.

lundi 8 novembre 2010

Impossibilité de déposer plainte au commissariat de la Source

Ce lundi 1er novembre, une habitante de la Source a souhaité déposer plainte au commissariat du quartier, suite au vol de son véhicule. Elle n'a pas pu car le fonctionnaire de police était seul à l'accueil, ses trois autres collègues étaient en patrouille. Cette habitante doit donc attendre mardi matin ou alors se rendre et attendre plusieurs heures au commissariat central, Faubourg Saint Jean. Cette situation est due à la suppression de postes de policiers dans le cadre du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux....et ce sont les habitants qui en font les frais.
 
Cette situation est en totale contradiction avec les déclarations du Minsitre de l'Intérieur et du gouvernement qui disent vouloir agir sans faiblesse contre l'insécurité et les vols. Mais pour agir dans ce sens, encore faut-il des moyens humains. Et ceux-ci ne sont pas au rendez-vous. Pire, ils diminuent.
 
J'ai donc écrit au Préfet afin de lui demander les dispositions qu'il comptait prendre afin que le commissariat de la Source soit doté de moyens humains permettant aux habitants de déposer plainte.

Mise à jour :

Le 3 novembre, la préfecture m'a apporté la réponse suivante :

Monsieur le Conseiller général,

L'accueil du public au commissariat subdivisionnaire d'Orléans-la Source ne s'effectue que les jours
ouvrables, du lundi au vendredi, de 8 heures 30 (9 heures le lundi) à 12 heures et de 13 heures 30 à 18 heures ;
En dehors de ces horaires, le public qui sonne au commissariat est en contact avec le chef de poste, par l'intermédiaire d'une vitre/guichet :
celui ci, seul présent à l'intérieur des locaux, invite la personne à se déplacer aux heures ouvrables ou à se rendre au commissariat central
dont l'accueil est ouvert 24/24.

Ce type d'horaires d'accueil du public est en place depuis au moins 10 ans et n'a pas fait l'objet de changements récents.

Quant au nombre total de fonctionnaires affectés au commissariat de La Source, il est stable depuis 3 ans, variant ainsi au 1er janvier de 49
(en 2007 et 2008) à 48 (en 2009 et 2010).

Je vous prie d'agréer, M. le Conseiller général, l'expression de ma considération distinguée.

Victor Devouge
Secrétaire général adjoint
de la préfecture du Loiret



Ce à quoi j'ai répondu en retour :

Monsieur le secrétaire -général adjoint,


Je vous remercie pour votre réponse à mon message en date du 1er novembre 2010.
Je veux bien vous croire quand vous m'indiquez  que les effectifs restent stables à 48/49 fonctionnaires de police depuis 3 ans. Il n'en reste pas moins que, sollicitant malheureusement régulièrement le commissariat de la Source, je m'entends répondre qu'il existe un manque de personnel.
Quant au fait que cette situation, je parle de la non prise en considération des plaintes le week-end, perdure depuis 10 ans, je souhaite que cela évolue. N'oubliez pas que la Source représente la 2ème ou 3ème commune du département, et mérite donc un commissariat de police ouvert 7 jours sur 7, 24h sur 24

Souhaitant la prise en compte de cette proposition que je transmets au Ministre de l'Intérieur, je vous prie de croire, Monsieur le secrétaire -général adjoint, à l'expression de mes respectueuses salutations

jeudi 26 août 2010

Déclarations des élus communistes d'Orléans sur la sécurité

Alors que le gouvernement se désengage de ses responsabilités en matière de sécurité avec, plus de 10.000 suppressions de postes de policiers et de gendarmes en quelques années, voilà Monsieur le Ministre de l'Intérieur, Brice HORTEFEUX, qui "roule des mécaniques" sur cette problématique du droit à la sécurité, à la tranquillité, au respect mutuel, problématique  importante pour les élus communistes car ce sont les couches populaires qui en sont les premières victimes.

Quand on prend on connaissance du projet de Monsieur HORTEFEUX qui envisage de faire disparaître l'UTEQ de l'Argonne, on ne peut être que scandalisé.
Dans nos quartiers populaires à l'Argonne, à la Source, aux Blossières mais aussi ailleurs comme aux Carmes, à Dauphine, les populations ont besoin de policiers bien formés, qui jouent un rôle de prévention, de dissuasion et de répression quand c'est nécessaire, dans le respect de toutes et tous. La prévention doit devenir l'élément central, avec des moyens humains et matériels accrus, alors qu'actuellement, c'est le tout répressif qui prédomine.

Dans le même temps le gouvernement supprime 11000 postes de policiers et de gendarmes en 2010, et la mairie vend les locaux des commissariats de proximité comme à Saint Marceau. Le désengagement de l'état se traduit par un développement de la police municipale sous la houlette de Florent MONTILLOT, qui se traduit souvent par un déplacement des problèmes vers les communes qui n'ont pas les mêmes moyens, les orléanais payant dans leurs impôts locaux les carences de l'état.

Le gouvernement réactive des contre-feux avec la sécurité pour rallier l'électorat d'extrême droite  et cacher ses échecs en matière de politique pour l'emploi, pour l'avenir de la jeunesse et faire diversion quand son projet de "casse des retraites" est très majoritairement rejeté par les populations. Dans nos quartiers populaires, nous assistons à une véritable catastrophe humaine et sociale.