Le rêve français cher à François HOLLANDE a déjà fait une victime : le projet du PS pourtant adopté à l'unanimité. Le candidat socialiste à la présidentielle, dont la ligne politique est d'affirmer, et ce depuis le début, qu'une fois désigné, il ne fera que s'inspirer du projet socialiste, vient de franchir un cap.
Depuis plusieurs jours, ses amis laissent entendre que, compte tenu d'une croissance estimée à 1%, un toilettage du projet s'impose. Jérôme CAHUZAC, président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, et fidèle parmi les fidèles de François HOLLANDE, a carrément mis les pieds dans le plat en affirmant que le programme du PS ne serait pas mis en œuvre dans sa totalité. Pour les proches de François HOLLANDE, le candidat va devoir "choisir et prioriser". Et déjà, on évoque la mise sous le boisseau des 300 000 emplois d'avenir ainsi que de la proposition phare du candidat socialiste durant les primaires : la création de 60 000 postes dans l'Education nationale. Une logique qui augure mal de la suite. En taillant à grands coups de haches dans les propositions les plus sociales et les plus identifiées à gauche du projet socialiste au nom du réalisme économique, François HOLLANDE ne risque-t-il pas de décevoir celles et ceux qui l'ont élu candidat à la candidature, voyant en lui le mieux placé pour battre Nicolas SARKOZY ?
Comment le candidat socialiste va-t-il justifier de préférer retrancher des mesures sociales de son programme plutôt que d'y ajouter des propositions permettant d'augmenter les recettes pour les financer.
A cette aune, la rigueur de gauche ressemble de plus en plus à la rigueur de droite. Et ce sont toujours les mêmes qui trinquent: le peuple, les gens modestes … pas les financiers et les riches.
Oui contre cette dérive qui ne me surprend à peine, il y a un remède ; le vote Front de Gauche, Jean-Luc MELENCHON aux présidentielles et pour les candidats Front de Gauche aux législatives.

La victoire contre Nicolas Sarkozy est possible ! 

