L'action engagée par les personnels de la Maison d'arrêt d'Orléans, avec leurs organisations syndicales, est légitime. Elle a tout mon soutien.

En effet, il est évident qu'avec une situation de surpeuplement telle que nous la connaissons à Orléans, avec 105 places pour 234 détenus, les conditions de travail des personnels deviennent absolument insupportables. D'ailleurs, cette situation n'est pas qu'orléanaise, mais nationale avec 63.351 détenus pour 52 535 places disponibles dans les 200 prisons de notre pays.

Cette situation est connue, depuis des années, par Madame la Garde des Sceaux, qui, à ce jour, ne semble pas favorable à l'ouverture de véritables négociations, sur la base des propositions des personnels et des organisations syndicales. Il est temps de débloquer des moyens en personnels afin que les conditions de travail des agents pénitentiaires soient améliorées. Ne pas répondre à cette proposition risque également de dégrader les conditions d'incarcération des détenus, avec toutes les conséquences que l'on peut imaginer.