Le Blog de Michel Ricoud

lundi 1 avril 2013

Rythmes scolaires & répression syndicale

Voici un texte de l'association des élus communistes et républicains du Loiret sur la réforme des rythmes scolaires.

En ce moment, à l’Assemblée Nationale, la loi de refondation de l’école de la République est examinée. Nous voulons une école ambitieuse, une école de la réussite pour tous, avec un grand niveau de connaissance pour tous. Nous disons « tous capables ». Les députés PCF Front de Gauche ont présenté des amendements allant dans ce sens.

La réussite des enfants ne se limite pas à la modification des rythmes scolaires, décidée à la hussarde, par des Maires, sous la pression de l’Etat, avec des concertations souvent très allégées, voire inexistantes.

La réussite des enfants ne se fera qu’à condition que l’Education nationale reste un grand service public, avec une continuité géographique, que l’on habite dans une commune riche ou pas. Nous désapprouvons ce projet où l’état se défausse sur les collectivités locales, en tronçonnant l’école, en la « décentralisant » en partie. C’est pourquoi, il nous semble que tout le monde a son mot à dire, les enseignants en premier lieu (ils sont sur le terrain), leurs syndicats, les élus et le secteur associatif local, car une conséquence pourrait être le creusement des inégalités, et qu’en sera-t-il de la gratuite de l’école ?

Dans de nombreuses écoles élémentaires, les enseignants refusent cette précipitation pour mettre en place ces modifications majeures, pas seulement d’horaires. C’est le cas, entre autres, à St Jean de la Ruelle où les enseignants ont fait grève en février, tout en informant, comme c’est la coutume, les parents.

Et bien, cela n’a pas été du goût du Maire PS, Christophe CHAILLOU,  qui est  intervenu auprès  de l’Education Nationale !  Les enseignants de nombreuses écoles ont fait grève car ils sont attachés à une école de haut niveau et  pour tous. Pourquoi cette intrusion politique ? Pourquoi cet enseignant-là ? Faut-il le rappeler ce directeur d’école, est un enseignant fort attaché au « tous capables », syndicaliste et …. conseiller municipal PCF Front de Gauche dans la municipalité dudit Maire ! Ainsi, sur injonction d’un Maire, un enseignant trop attaché à sa mission, pourrait voir sa carrière perturbée, car contestataire ?

Nous élus de L’ADECR 45 apportons  tout notre soutien à notre collègue et demandons l’arrêt immédiat des mesures prises à son encontre.

Nous, élus dans les communes, le savons, cette modification des rythmes scolaires ne se fait pas dans de bonnes conditions. Le gouvernement a laissé aux Maires le pouvoir de décider, même sans concertation..

Il faut un véritable débat citoyen, rassemblant les enseignants, leurs syndicats, les parents d’élèves, le tissu associatif et les élus. Nous devons pour l’école et pour les enfants ouvrir ensemble ce grand chantier.

 

 

lundi 25 février 2013

Je soutiens l’appel d’ATTAC contre l’accord MEDEF – CFDT, cet “ANI” qui vous veut du mal

A l’initiative d’Attac et de la Fondation Copernic, associations, syndicats, partis politiques et citoyen-ne-s, lancent un appel afin que l'accord national interprofessionnel (ANI) signé le 11 janvier 2013 par le patronat et trois syndicats ne soit pas transcrit dans la loi.

Cet accord illégitime constitue, en effet, un recul social majeur, qui ne fera qu'aggraver la précarité du travail. Nous appelons chacun-e à s'en emparer et à s'engager pour qu'il n'acquière pas force de loi.

Vous pouvez signer (et faire signer) cet appel à ce lien. A faire circuler et diffuser largement !

Le collectif unitaire à l'origine de l'appel contre l'accord MEDEF-CFDT organisera par ailleurs une réunion publique le 28 février 2013, à La Bellevilloise, à Paris, avant la journée d'action du 5 mars 2013 décidée par les syndicats CGT, FO, FSU et Solidaires.

Texte de l'appel : Un ANI qui nous veut du mal !


L’accord national interprofessionnel (ANI) du 11 janvier signé par le patronat et certaines organisations syndicales représente un recul social majeur. Les soi-disant « nouveaux droits pour les salariés » sont en réalité de portée limitée et comportent nombre de dérogations et de dispositions qui en permettent le contournement. Par contre, les mesures en faveur  du patronat portent des coups sévères au droit du travail. Cet accord s’inscrit dans le droit fil des préconisations, appliquées partout en Europe, de la Troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international) : démantèlement du droit du travail,  chantage à l’emploi pour baisser les salaires et les droits sociaux au nom de la compétitivité. Il contribuera ainsi à la spirale dépressive dans laquelle les politiques d’austérité enfoncent l’Union européenne.

L’accord aggrave encore, après les lois Fillon de 2004 et 2008 qu’il faut abroger, la remise en cause de la hiérarchie des normes en permettant de nouveau qu’un accord d’entreprise soit moins favorable que la convention collective et que la loi : en cas de « graves problèmes conjoncturels » de l’entreprise (quelle entreprise ne connaît pas de problème conjoncturels et surtout qui en jugera ?), il ne laisse d’autre choix au salarié que d’accepter la baisse de son salaire et l'augmentation de son temps de travail sous peine de licenciement. L’accord réduit considérablement les droits et les possibilités de contestation et de recours à la justice des salariés et de leurs représentants. Il remet en cause des prérogatives importantes des instances représentatives du personnel et renforce le pouvoir des employeurs, notamment celui d’imposer la « mobilité » des salariés (changement de lieu ou de poste de travail).

Loin de permettre « la sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels des salariés » cet accord va, au contraire, aggraver la précarité du travail en libérant le patronat de nombre d'obligations. En dépit des promesses qui avaient été faites par le gouvernement, l'accord ne réduit pas les inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes, alors même que la précarité de l'emploi concerne en premier lieu les femmes, prépondérantes dans le temps partiel (80%) et plus souvent touchées par les CDD, le chômage et le sous-emploi.

Enfin cet accord est illégitime. Il a été signé par trois confédérations syndicales représentant une minorité de salariés, alors même que les règles de représentativité syndicale sont sur le point de changer. Les parlementaires de droite se disent prêts à voter ses dispositions telles quelles, mais ni le président de la République, ni la majorité de l’Assemblée nationale n’ont été élus pour faire reculer les droits des salariés. Transposer ces reculs sociaux dans la loi représenterait donc un grave déni démocratique.

Nous appelons les salariés-es, et plus largement, tous les citoyen-ne-s à lire ce texte, à l’analyser, à tenir partout des réunions pour en débattre ensemble et faire entendre leurs exigences auprès de leurs élus, tout particulièrement ceux de gauche, pour qu’ils ne votent pas ce texte. L'heure est bien plutôt à la sécurisation des emplois contre les licenciements, pour un travail de qualité, sans précarité, avec des droits sociaux de haut niveau pour les salariés, les chômeurs et les retraités. Nous ferons tout pour que cet accord n’acquière pas force de loi et nous appelons à soutenir toutes les initiatives en ce sens, en particulier les mobilisations syndicales.

lundi 9 juillet 2012

Conférence sociale 9 et 10 juillet 2012 : les salariés doivent s'en mêler !

Les élus communistes Front de Gauche du Loiret soutiennent le rassemblement organisé par la CGT, le mardi 10 juillet 2012, à 11h, devant la Préfecture, à l'occasion de la conférence sociale des 9 et 10 juillet 2012.

Pour les élus communistes Front de Gauche, il ne faut rien lâcher et poursuivre la mobilisation afin que les revendications des travailleurs soient prises en considération : salaires avec le SMIC à 1700 euros brut, contre les licenciements boursiers et pour le droit de véto pour les élus salariés dans les C.E, le développement des services publics, le retraite à 60 ans à taux plein pour tous, etc.

Les élus communistes Front de Gauche seront présents à ce rassemblement.